L’Ecole des Mines d’Alès et ses pépinières d’entreprises : stratégie et actualité

Pour répondre aux attentes que crée le titre de ce billet, je vous propose la lecture de deux articles : le premier, relayé depuis l’Express, date de décembre 2008 et aborde « La toile d’araignée de l’Ecole des mines« . Le second, relayé depuis le Journal du Grand Alès date de janvier 2012 et s’intitule « L’hôtel d’entreprises est livré sur le Science Park« .

La toile d’araignée de l’Ecole des mines

Trois labos, un incubateur d’entreprises, des liens étroits avec la municipalité et la CCI enracinent l’établissement dans l’environnement alésien.

Depuis sa création, en 1843, l’Ecole des mines d’Alès (EMA) avance, portée par la force des réseaux. Le fameux établissement s’emploie à tisser des liens solides et souples avec les institutions et les entreprises.

Dès le recrutement de ses élèves, l’école célèbre auprès d’eux la vertu des réseaux en place. Les sept écoles des mines de l’Hexagone ont ainsi créé entre elles un groupe qui met en commun une offre de formation et favorise des projets de recherche collectifs en énergie, risques et biotechnologie. L’amicale des anciens, elle, entretient une relation incessante entre ses membres et avec les promotions successives d’ingénieurs à travers un bulletin mensuel, une revue professionnelle, un site Internet.

La tradition voulait que l’administrateur de l’Ecole des mines soit aussi le directeur régional de l’industrie. Depuis 2003, c’est fini : le nouveau patron, Alain Dorison, un polytechnicien, se consacre désormais exclusivement à son école. « Contrecoup, on s’est éloigné des réseaux montpelliérains« , regrette son adjoint, Jean Ribeil. Mais d’autres liens se renforcent. Depuis 1995, année de son départ à la retraite, un ancien directeur de l’école, Marcel Gérente, assure auprès de Max Roustan les fonctions d’adjoint (divers droite) à l’urbanisme et de chargé du développement à la communauté d’agglomération.

La réussite du pôle mécanique – une cinquantaine d’entreprises, près d’un millier d’emplois – doit beaucoup à l’implication de l’école. Dès le lancement de ce projet, Hervé Huart, un ancien élève, a participé au côté de Roustan à sa concrétisation. Un autre ancien, Jean-François Bagarry, en est le responsable technique. En 2007, trois étudiants de l’école ont préconisé, après étude, des axes d’orientation qui ont accroché l’intérêt des dirigeants. En faisant des élèves des « ingénieurs entrepreneurs » et en mettant en place un incubateur d’entreprises, l’EMA est aussi devenue un foyer de création de petites unités de pointe. Les réseaux de demain.

L’hôtel d’entreprises est livré sur le Science Park

«La grande nouveauté par rapport à nos autres pépinières, c’est que nous réunissons ici les chercheurs, les ingénieurs et les créateurs d’entreprise sur un même site » avance Marcel Gérente, vice-président de la SAEM Alès : la Société anonyme d’économie mixte d’Alès (SAEM), dont 80 % du capital est détenu par le Grand Alès, gère les pépinières d’entreprises, aménage de nouvelles zones d’activité et construit des locaux industriels.

Lancé le 29 novembre 2010 à Croupillac, l’hôtel d’entreprises désormais livré se situe en effet dans un Science Park, qui comprend aussi l’Institut des Sciences des Risques, inauguré en juin 2011, et des laboratoires de l’Ecole des Mines. Que du bonheur, donc, pour les jeunes entrepreneurs !

« Cet hôtel d’entreprises est un outil primordial pour doper la création d’entreprises innovantes, confie Alain Dorison, directeur de l’EMA. Les entreprises pourront y bénéficier de l’aide des laboratoires et des recherches des étudiants ingénieurs et vice versa ». Quoi de mieux pour retenir les jeunes entreprises innovantes et pour en attirer de nouvelles avec l’espoir de leur  implantation définitive sur le bassin alésien ?

L’hôtel d’entreprises comprend deux bâtiments de près de 2000 m2, qui viennent ainsi compléter les quelque 15000 m2 d’immobilier d’entreprise dans lesquels la SAEM accueille déjà plus de 90 entreprises. « Ici, selon la taille des modules retenus, nous sommes prêts à accueillir entre 24 et 30 entreprises dès le mois de février et ce pour une durée initiale de 24 mois à des conditions tarifaires plus que préférentielles » poursuit Marcel Gérente.

Car l’autre originalité du site est de pouvoir proposer des locaux totalement modulables. Ainsi le bâtiment de bureaux, sur deux niveaux, est composé de 25 bureaux modulables, d’une superficie comprise entre 13 et 30 m², d’une salle de réunion de 72 m², d’une salle détente et d’une zone de reprographie. L’autre bâtiment compte cinq ateliers d’une superficie comprise entre 170 et 200 m², une salle détente et l’accueil de la SAEM Alès.

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