OPPE : l’esprit d’entreprendre dans le monde de l’enseignement

 

Rédigé à partir de la brochure OPPE et de l’APCE.

Créé en avril 2001 par les pouvoirs publics et l’APCE, l’Observatoire des Pratiques Pédagogiques en Entrepreneuriat a pour mission le recensement, la mutualisation et la promotion de dispositifs en faveur du développement de l’esprit d’entreprendre :

  • Recenser et diffuser les dispositifs en faveur du développement de l’esprit d’entreprendre et de la création d’entreprise, à tous les niveaux du système éducatif français,
  • Proposer aux enseignants un espace de recueil et de mutualisation d’outils pédagogiques, pour sensibiliser et former les jeunes à l’esprit d’entreprendre,
  • Mettre à la disposition des étudiants et des enseignants des résumés bibliographiques dans le champ de l’entrepreneuriat,
  • Produire des analyses et des études,
  • Valoriser et échanger autour des pratiques pédagogiques, à travers les journées OPPE, organisées chaque année en partenariat avec des établissements d’enseignement,
  • Promouvoir le parcours et les actions d’élèves, de jeunes entrepreneurs, d’enseignants, à travers des Interviews,
  • Informer sur les actualités liées à l’enseignement de l’entrepreneuriat à travers la rubrique « Enseignement & création d’entreprise » de la lettre quotidienne de l’APCE.

A l’occasion des 10 ans du programme OPPE (Observatoire des pratiques pédagogiques en entrepreneuriat), l’APCE a mené une grande étude sur l’état des lieux des programmes entrepreneuriaux, leur impact sur les jeunes et la perception de l’entrepreneuriat dans l’enseignement secondaire.

L’entrepreneuriat dans le supérieur : Un intérêt croissant depuis 10 ans

L’entrepreneuriat est en continuelle évolution depuis le début des années 2000. Cette décennie a été marquée par le lancement de programmes de sensibilisation, des formations diplômantes et la mise en place des premières structures d’incubation au sein même des établissements. Aujourd’hui, 450 programmes sont recensés par l’OPPE.

Une expérience pédagogique positive pour les jeunes

Une enquête auprès de jeunes ayant suivi, il y a trois ans, des programmes entrepreneuriaux (de type formations, sensibilisations et concours), montre leur impact. 3 ans après, cinq profils se dessinent :

  • Les vrais créateurs (15 %) : dynamiques et déterminés, le programme a confirmé leur intention de monter un projet de création d’entreprise.
  • Les intentionnistes (18 %) : vivier de futurs créateurs, le programme leur a permis de se rendre compte de la faisabilité de leur projet.
  • Les rêveurs d’indépendance (18 %) : ont beaucoup d’attrait pour l’idée de création, mais n’ont pas d’intention véritable.
  • Les intrapreneurs (21 %) : plutôt « techniques », le programme est perçu comme un levier complémentaire de réussite en entreprise.
  • Les réfractaires (27 %) : à la recherche de sécurité professionnelle, ils estiment la création d’entreprise trop risquée. Cependant, le programme a été un vrai bénéfice en matière d’ouverture sur le monde de l’entreprise.

L’entrepreneuriat dans le secondaire : encore trop peu abordé !

A ce jour, l’OPPE a recensé plus de 100 programmes de sensibilisation à l’entrepreneuriat, à destination des élèves du secondaire (de la sixième à la terminale), dans 27 académies. Les progrès sont encore timides.

Les enseignants du secondaire conscients de l’importance des valeurs de l’entrepreneuriat

La sensibilisation à l’entrepreneuriat est pratiquée par des enseignants de toutes disciplines, particulièrement au collège (84 % des enseignants) et plus modérément au lycée (26 %). Elle est essentiellement le fait d’enseignants qui pratiquent la pédagogie par projet (89 %).

Aux yeux de ces enseignants, hormis les connaissances disciplinaires, le parcours scolaire doit également permettre aux élèves d’acquérir une capacité de jugement, un esprit critique (51 %) et l’envie de prendre des initiatives, d’anticiper, d’être indépendant et inventif (42 %).

Les compétences et qualités indispensables à l’acte d’entreprendre sont, pour eux, la prise de risque (55 %), le fait de savoir gérer des projets (40 %) et la créativité, l’innovation (38 %). Pour la majorité, ces qualités peuvent être développées à l’école (92 %).

Les enseignants qui ne pratiquent pas de sensibilisation à l’entrepreneuriat ont une ouverture d’esprit quant aux valeurs qu’elle porte. Ils sont convaincus que la transmission de ces valeurs et du développement des compétences liées sont du ressort de l’école. Cela révèle un vrai potentiel d’enseignants ouverts à cette thématique dans le secondaire !

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