La carte économique d’un Alès Agglomération naissant

Alès Agglomération existe officiellement depuis le 1er janvier 2013, et pour l’occasion le mensuel Alès Agglo publie dans son premier numéro les cartes thématiques du territoire, dont celles de la population et du paysage économique. Cartes et données sont tirées du journal.

Alès Agglo logo

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Nîmes, 23 mars 2012 : restitution de la mission Défirisq

Relayé depuis le site d’Alès Myriapolis

Initiée début 2011, la mission Défirisq (Définition des filières sur les risques émergents) est portée par le pôle de compétitivité Risque et est co-financée pour cette première phase par l’Etat, la Région LR, les agglomérations de Nîmes et d’Alès, et est appuyée par l’École des Mines d’Alès et Transferts LR.

Cette restitution a pour objectif de présenter le diagnostic réalisé et le plan d’action qui est mis en place pour chaque thématique retenue.

Programme :

- Accueil des participantsmot de bienvenue

- La mission DéFiRisqLes objectifs, vos partenaires, les 4 thématiques prioritaires :

  • Les nanotechnologies,
  • Les résidus médicamenteux,
  • La qualité de l’air intérieur,
  • Les risques liés aux pratiques agricoles

- Le diagnostic stratégique – Vos opportunités de développement sur le territoire

- Le plan d’actions – Structuration de la filière « Risques émergents » – Manifestations thématiques & animation de groupes de travail

- Conclusion. Cette matinée sera suivie d’un cocktail déjeunatoire.

Lieu : Salle Showroom -­ Hôtel communautaire de Nîmes Métropole -­ 3 rue du Colisée Nîmes, de 10h à 12h

Inscrivez-vous ici.

La Mission prospective DéFiRisq

Une thématique au cœur de la collaboration Nîmes/Alès

Sur la période 2005-­2010, le territoire s’est enrichi de plateaux techniques, de parc d’activités susceptibles d’être utilisés par les acteurs de la filière Risques :

  • L’Institut des Sciences des Risques Robert Casso (Grand Alès)
  • La zone Mitra (Nîmes Métropole)
  • Le Science Park Louis Leprince Ringuet (Grand Alès)
  • Université de Nîmes, Laboratoire GIS (Nîmes Métropole)

Les risques émergents, générateurs de recherches, d’études appliquées seront à l’origine de nouveaux marchés sur lesquels les entreprises et les laboratoires du Gard doivent se positionner.

Le Pôle Risques, Pôle de compétitivité bi-régional (PACA + LR) œuvrant depuis 2005 sur ces problématiques était l’acteur incontournable pour mettre en œuvre cette action.

Des objectifs concrets :

  • Cibler les risques émergents à enjeux sur le territoire
  • Identifier les composantes recherche et industrie du Languedoc Roussillon sur chacune des thématiques ciblées et plus particulièrement sur Nîmes et Alès
  • Analyser l’organisation des filières sélectionnées (cartographie et terrain/rendez-vous au sein des entreprises)
  • Animer un plan d’actions favorisant l’émergence de projets R&D, l’attractivité territoriale et le développement économique.

Les risques émergents… c’est-à-dire ?

Un «risque émergent» se définit comme tout risque nouveau ou suscitant une préoccupation croissante. Il signifie :

  • que ce risque n’existait pas auparavant : relatifs à de nouveaux procédés, matériaux, substances (ex: nanotechnologie, …)
  • qu’un « problème » de longue date est désormais considéré comme un «risque» à cause de l’évolution de la perception du public ou de la société ou de nouvelles connaissances scientifiques (ex : médicaments, etc.)

Nîmes, 5 avril 2012 : La Nuit de l’Innovation à l’Ecole des Mines

Relayé depuis transferts-lr.org

La CCIT de Nîmes et ses partenaires ont pris l’initiative de créer un événement fédérateur sur le thème de l’innovation : la Nuit de l’Innovation. Cette première édition est programmée le jeudi 5 avril 2012, de 17 à 22h sur le site de l’Ecole des Mines d’Alès, à Nîmes. Des Conseils en Propriété Industrielle, CPI, membres de la CNCPI seront présents sur l’évènement et répondront aux questions des participants.

Objectifs de l’évènement :

  • Promouvoir l’innovation dans les entreprises, tant sous son aspect technologique que non technologique (communication et techniques de ventes, nouveaux processus de production, gestion des ressources humaines, organisation, etc.),
  • Sensibiliser les entreprises au fait que l’innovation constitue un levier en terme de croissance,
  • Valoriser les produits et services innovants,
  • Eclairer les entreprises et les porteurs de projets sur les dispositifs existants et le rôle des différents acteurs du réseau,
  • Apporter des éléments de réponses quant aux prospectives économiques relatives à l’innovation technologique et non technologique,
  • Favoriser l’esprit d’innovation,
  • Développer les échanges et les courants d’affaires entre les participants.

Publics ciblés :

Les chefs d’entreprises et leurs salariés, prioritairement dans les secteurs de l’industrie et des services, les porteurs de projets, les experts et spécialistes dans le domaine de l’accompagnement, les étudiants des universités et des écoles.

La Nuit de l’Innovation s’articulera autour :

  •  D’un espace « Conférence » qui constituera le temps fort de la soirée : de 20h à 21h30. Intervenants : Nicolas PETITJEAN : Directeur de l’innovation Dim Playtex Wonderbra ; Jacques PREVOST : Directeur de l’innovation du groupe Casino ; Kito DE PAVANT : skipper groupe Bel ; Animateur : Thibault GACHON, Gard Eco
  • D’un espace « Showroom » : Des produits à caractère innovants seront exposés dans l’espace « Showroom ». L’objectif est de créer une certaine émulation autour de l’innovation, de participer à sa promotion. Cet espace sera également l’occasion pour les concepteurs qui exposent leurs produits de promouvoir leurs activités, leurs technologies, leurs savoirs faire, etc.
  • D’un espace « partnering » organisé en ilots thématiques : Les partenaires et les experts de l’innovation se mobilisent pour répondre aux questions des participants, leur faire découvrir les dispositifs existants, les guider dans le montage de dossiers, …
  • D’un espace « Tables Rondes » (à noter, l’intervention de Nicolas Berry chargé de mission Intelligence économique à Transferts LR sur le thème « s’informer pour mieux innover« )

Partenaires de la Nuit de l’Innovation aux côtés de la CCIT de Nîmes :

  • La Région LR,
  • NRCT,
  • Innov’Up,
  • la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie LR,
  • le Conseil Général du Gard,
  • Nîmes Métropole,
  • La CCIT d’Alès,
  • l’EMA,
  • AREVA,
  • le CEA,
  • Transferts LR,
  • l’Université de Nîmes,
  • la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Gard,
  • Le MEDEF du Gard

Un pôle métropolitain Alès-Nîmes d’ici juin 2012

Voici l’interview donné par Max Roustan, président du Grand Alès, et Jean-Paul Fournier, président de Nîmes Métropole, au Journal du Grand Alès de décembre (p. 16-17) à propos des enjeux que recouvre la création d’un pôle métropolitain Alès-Nîmes.

Journal du Grand Alès : Vous avez décidé de créer, d’ici juin 2012, un Pôle métropolitain entre les Agglos d’Alès et de Nîmes. N’est-ce pas une couche de plus dans le mille-feuilles territorial ?

Max Roustan : Pas du tout ! C’est une strate dont nous avons besoin pour assumer notre destin commun en vue d’assurer le bien-être de nos populations. Il nous faut en effet préparer le territoire et anticiper sur l’arrivée de quelque 200000 habitants supplémentaires d’ici 2030.

Jean-Paul Fournier : Le défi que nous avions lancé avec Max en 2007 avec l’entente Alès-Nîmes est en train de fonctionner : nous sommes des pionniers ! Le Gard est à la pointe de l’innovation en matière d’organisation territoriale. J’ai participé activement, au Sénat, à l’élaboration de la loi sur les Pôles métropolitains et nous sommes parmi les tout premiers, en France, à en créer un.

JGA : En quoi la création du Pôle métropolitain Alès-Nîmes est-elle une nouvelle étape pour le développement du territoire ?

M.R. : En devenant une entité administrative officielle, nous serons davantage écoutés et nous obtiendrons davantage de financements, qu’ils soient régionaux, nationaux ou européens. Ce nouveau statut nous permettra de mieux faire face aux enjeux que nous avons à relever : la croissance démographique, la sécurité sanitaire, le développement des transports ferroviaire et routier,…

J.-P.F. : Juridiquement, le Pôle métropolitain aura le statut d’un syndicat mixte, avec un fonctionnement à parts égales entre Nîmes et Alès. Ainsi, ce Pôle pourra très concrètement se voir doté d’un budget propre, bras armé des décisions que nous prendrons en matière de développement et d’infrastructures.

JGA : Quels sont les principaux dossiers sur lesquels vous allez travailler ?

M.R. : Nous travaillons sur ces dossiers depuis quatre ans ! Autant dire qu’ils sont bien avancés… Nous avons ciblé cinq chantiers principaux : l’axe ferroviaire du Pôle, le développement du réseau très haut débit, la sécurisation de la ressource en eau, la coopération sanitaire entre l’hôpital d’Alès et le CHU de Nîmes et les éco-technologies.

J.-P.F. : Il faudra également nous occuper des routes, et spécialement de l’achèvement de la 2×2 voies et du contournement de Nîmes par le Nord-Ouest pour un accès direct à l’autoroute A9.

JGA : Le rail apparaît comme un élément capital de développement. Quel est exactement le rôle de l’axe ferroviaire Alès/Nîmes ?

M.R. : 70 % de la population gardoise habite autour de cet axe, première ligne transversale du Languedoc-Roussillon et épine dorsale de notre territoire. La modernisation de cette ligne est donc une nécessité impérieuse : elle fait d’ailleurs l’objet d’un “contrat d’axe” jusqu’à l’horizon 2013. La construction du viaduc de Courbessac, qui sera livré fin 2012, est déjà une première étape qui permettra d’augmenter la fréquence des trains entre Alès et Nîmes.

J.-P.F. : Nous devons également préparer l’avenir, en créant, sur notre territoire, une nouvelle gare TGV, qui permettra, lorsque le contournement de Nîmes et de Montpellier sera réalisé, à l’horizon 2020, d’accueillir les voyageurs venus de la plupart des grandes métropoles européennes.

JGA : En 2007 vous avez invité Montpellier Agglo, le Grand Avignon et Arles à vous rejoindre. Est-ce toujours d’actualité ?

J.-P.F. : Nécessairement, nous devons imaginer un cadre plus vaste allant de Sète, point d’entrée sur la mer Méditerranée, à Alès et à la Vallée du Rhône, riche en activité et en emplois industriels, en passant par les grandes agglomérations de Montpellier, d’Avignon ou de Nîmes, pour avoir une vision cohérente, sur la durée, et ainsi pouvoir supporter la résistance face aux grandes aires urbaines de France et d’Europe.

M.R. : Lors de ces 4es Assises Alès-Nîmes, Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Métropole, est venu nous dire quelle admiration il a pour notre démarche. Il nous a même fait un appel du pied pour nous rejoindre. Cela va dans le bon sens, celui qui nous permettra d’exister dans la compétition nationale et européenne. Il est plus que temps de dépasser les frontières fluviales, départementales ou idéologiques pour associer nos forces en vue du développement harmonieux de toute une région.

Les grands dossiers du Pôle métropolitain

La gestion de l’eau

Pour assurer les besoins en eau des populations (vu la croissance démographique), le développement touristique et le renforcement de l’agriculture, il devient indispensable d’amener l’eau du Rhône sur les bassins de vie de Nîmes et Alès. L’étude pour l’adducteur d’eau Nîmes-Alès est en cours : elle sera rendue au 1er trimestre 2012.

Le contrat d’axe ferroviaire

La valorisation de la ligne ferroviaire entre Bessèges et Manduel comprend trois volets :

  1. la modernisation de la ligne Nîmes-Alès (en cours, avec le viaduc de Courbessac livré fin 2012),
  2. la rénovation de la ligne Alès-Bessèges, objectif : 3 000 voyageurs par jour à l’horizon 2020),
  3. la liaison de la gare de Nîmes avec la future gare TGV de Manduel (d’ici 2020).

Le désenclavement routier

Pour ce qui concerne l’achèvement de la 2×2 voies entre Alès et Nîmes et la bretelle de contournement Nord-Ouest de Nîmes, l’Etat étudie quatre variantes de tracés et les chiffrages sont estimés à 150 M€.

La couverture numérique

L’objectif du Pôle métropolitain est d’apporter le très haut débit (THB) sur Alès, en profitant des “tuyaux” sous la 2×2 voies. Le THB arrivera à Alès en 2012 et toute la ville sera irriguée, par 18 km de fourreaux, d’ici 2015. Dans un deuxième temps, toutes les ZAE du Grand Alès seront connectées puis les centres de toutes les communes du Grand Alès.

La coopération sanitaire

Le partenariat médical engagé depuis 2009 entre les hôpitaux d’Alès et de Nîmes permet d’assurer des soins de meilleure qualité au profit des patients.

Réaction de Hugues Bousiges, Préfet du Gard

« Ce qui vient d’être fait aujourd’hui est majeur. Le Gard, département très hétérogène, vient de se doter d’une colonne vertébrale avec cet axe Alès-Nîmes. Ce département manquait d’une structuration autour d’un pôle fort qui est désormais créé. Bravo pour la naissance de ce Pôle métropolitain et vous pouvez compter sur l’État à vos côtés. »

Réaction de Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Métropole

« L’idée d’une grande Agglo entre Alès, Nîmes, Montpellier et Sète avait été évoquée en 2007. La métropolisation d’Alès et Nîmes en est le premier acte fort. En tant que président de l’Agglomération de Montpellier, je suis partant pour que l’on développe le premier but magnifique que vous avez marqué. »

Le Grand Alès devrait passer de 16 à 50 communes

D’après alescevennes.fr

La Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) a voté le 15 décembre dernier pour une Agglo multipliée par trois : les 45 élus ont voté pour un Grand Alès à 50 communes. C’est-à-dire au-delà de la carte proposée en mai 2011 par le préfet du Gard, Hugues Bousiges, à 46 communes, intégrant les communautés de communes Autour d’Anduze, Région de Vézénobres et du “Mont Bouquet”.

Entre-temps, par le vote de leurs conseils municipaux, une majorité de communes avaient, pour des raisons diverses, refusé l’intégration dans le Grand Alès. Et l’amendement proposé par Max Roustan, le 5 décembre, proposant d’intégrer au Grand Alès les seules communes qui y étaient favorables, avait été rejeté à une voix près par la CDCI.

D’un possible Grand Alès à 30 communes, on est donc passé dix jours plus tard à un Grand Alès à 50 membres. C’est que nombre de communes ont finalement trouvé des avantages à une intégration du Grand Alès et que les amendements déposés par ceux qui s’opposaient à la carte du préfet n’ont pas trouvé d’écho chez les élus de la CDCI. Mieux, des communes qui n’étaient pas prévues dans le périmètre initial, comme Saint-Jean-de-Serres, Massanes, Sainte-Croix-de-Caderle, Vabres et Saint-Bonnet-de-Salendrinque, ont demandé à intégrer le Grand Alès et ont obtenu gain de cause.

C’est désormais au préfet du Gard de jouer. Dans le courant de l’année, il délivrera un arrêté de périmètre actant la décision de la CDCI. Chacune des 50 communes aura ensuite trois mois pour approuver ou non ce nouveau périmètre. Il faudra la moitié des communes représentant plus de la moitié de la population pour que la nouvelle carte soit validée.

Le Grand Alès à 50 communes pourrait être opérationnel au 1er janvier 2013. Ce bond en avant lui permettra de se positionner comme la deuxième Agglo du Gard, après Nîmes Métropole (27 communes, 234 000 habitants), et comme la quatrième du Languedoc-Roussillon.

Petite histoire du Grand Alès

1993 : création de la Communauté de communes d’Alès avec 7 communes : Alès, Saint-Christol, Saint-Hilaire, Saint-Privat, Saint-Martin, Saint-Paul-la-Coste, Boisset-et-Gaujac.

Janvier 2000 : création de la Communauté d’agglomération du Grand Alès, qui reprend la Communauté antérieure avec 2 communes supplémentaires : Saint-Jean-du-Pin et Bagard.

Janvier 2002 : extension du Grand Alès à 16 communes, avec Salindres, Mons, Soustelle, Mialet, Saint-Jean-du-Gard, Corbès et Thoiras.

Avril 2011 : présentation par le préfet du Gard de la nouvelle carte intercommunale du département avec un Grand Alès à 46 communes.

Décembre 2011 : vote par la Commission départementale de coopération intercommunale d’un Grand Alès à 50 communes.

La réaction de Max Roustan :

« Je prends acte de la nouvelle carte issue des délibérations de la CDCI. Après tout le bruit fait par certains pour refuser l’entrée dans le Grand Alès, je constate que les choses semblent s’apaiser. J’ai toujours dit, et mes collègues du Grand Alès avec moi, que nous ne forcions personne à nous rejoindre dans la mesure où nous fonctionnons parfaitement à seize autour d’un véritable projet de territoire. Mais je sais aussi que ce tournant intercommunal est historique : plus notre territoire sera important, plus nous pourrons peser dans les choix régionaux et nationaux.

Je répète encore une fois qu’Alès ne va manger personne et que personne ne paiera les dettes d’Alès. La solidarité entre communes du Grand Alès ira plutôt d’Alès vers les communes entrantes que l’inverse ! »