11ème enquête téléphonique sur le Grand Alès: les résultats

Le Journal du Grand Alès d’avril 2012 livre les résultats de la dernière enquête téléphonique du Grand Alès. Attention, il ne s’agit pas d’un sondage, ainsi que le précisent les rédacteurs :

"Si cette consultation annuelle n’a pas valeur de sondage, elle donne cependant des indications précieuses quant aux attentes des administrés et permet aux élus d’orienter et d’affiner leurs choix."

L’enquête porte, selon le Journal, sur 4368 appels décrochés, dont 61,5% l’étaient par des femmes. Près de la moitié (47,7%) des interrogés avaient plus de 60 ans.

Voici quelques résultats représentatifs de l’ensemble de l’enquête :

  • 81,4% des interrogés pensent que le Grand Alès est positif pour eux.
  • 70,4% des interrogés pensent que le passage du Grand Alès à 50 communes (il en compte 16 aujourd’hui) représente une évolution favorable pour l’avenir.
  • 77,6% des interrogés pensent que le pôle métropolitain Alès-Nîmes apportera un plus à leur territoire.

Sans vouloir relativiser ces résultats, il faut toutefois noter qu’un quart seulement des interlocuteurs qui ont décroché ont effectivement répondu à l’enquête (4368 sur 16976) : certains parmi les trois autres quarts qui ont refusé de répondre l’ont peut être justement fait par hostilité au Grand Alès.

A propos des labels de la ville, comme on pouvait s’y attendre 73,2% des interrogés saluent le label 4 Fleurs obtenu par Alès, seule ville du Languedoc à y parvenir, et 81,8% se disent fier de l’inscription des Cévennes au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Concernant Internet, l’enquête livre aussi des résultats étonnants : si 73,5% des personnes interrogées disent disposer d’une connexion Internet, dont ils usent à 54,4% dans le cadre d’une recherche d’informations, 45,4% de ceux qui n’en ont pas le justifient par le fait que "c’est trop compliqué". Il reste donc du travail à faire dans le domaine de la pédagogie de l’Internet – et j’avoue que ce genre d’enquête serait même de nature à titiller votre serviteur. A bon entendeur…

QRT Graphique (étiquettes adhésives) : + 25% de CA en 2011

Relayé depuis le Journal du Grand Alès de février 2012 

Partie de rien en 1977 et aujourd’hui florissante malgré la crise et le pessimisme ambiant, QRT Graphique fait partie de ces modèles qui, dans le Grand Alès, prospèrent. Pas de nanotechnologies, ni de contrat avec la NASA : QRT Graphique c’est de l’industrie. De l’imprimerie et du façonnage plus précisément. Leurs produits tant convoités, vous les retrouvez à votre travail, dans votre cuisine, votre salle de bain ou votre porte-monnaie : ce sont les étiquettes adhésives que vous utilisez au bureau ou que vous voyez sur les emballages alimentaires, cosmétiques ou sur les bouteilles de vin. Ce sont également les bobinettes de carte bleue, de tickets de péage ou de fax.

Une entreprise familiale

Leader français sur le marché de l’étiquette adhésive sur planches A4, la société est implantée sur la zone artisanale Sainte-Barbe, à Saint-Martin-de-Valgalgues, et elle emploie 49 salariés. Rien que sur 2011, QRT Graphique a augmenté de 25 % son chiffre d’affaires (11 M€). Et les investissements réalisés l’an dernier laissent espérer une continuité de croissance pour les prochaines années.

Lorsque l’on demande la recette de cette réussite, Philippe Quirantes, qui dirige l’entreprise avec son frère Christophe, commence d’abord par toucher du bois : « Nous sommes partis de rien » tient-il à rappeler, rendant hommage au courage de son père qui a créé la société, il y a 35 ans, pour se relancer à la suite d’un licenciement.

QRT Graphique s’est développée petit à petit : déménagements successifs, diversification, intégration d’un studio PAO pour maîtriser la création des étiquettes, … avec toujours un mot d’ordre : « Rester une entreprise familiale, avec l’esprit qui l’animait dès le début. Si ce n’est pas la recette complète, c’est au moins un ingrédient ».

Un agrandissement en 2012

La crise, QRT Graphique a eu les reins assez solides pour en tirer parti et a effectué une opération de croissance externe en septembre 2011, en rachetant une société concurrente en région parisienne (3 M€ de chiffre d’affaires).

En rapatriant sur le Grand Alès le matériel et une partie du personnel volontaire, l’entreprise s’est constitué un pied-à-terre commercial non loin de la capitale pour attaquer les marchés d’Île-de-France et du nord.

Parallèlement, contenue dans ses locaux de 4600 m2 à Saint-Martin-de-Valgalgues avec ses douze imposantes rotatives, QRT Graphique agrandira cette année de 1000 m² son espace de production et de stockage.

QRT Graphique

ZI de Saint-Martin, avenue Sainte-Barbe, 30520 Saint-Martin-de-Valgalgues

tél. 04 66 86 98 67 – www.qrt-graphique.fr

Alès, un bassin économique en pleine expansion

Relayé depuis le Journal du Grand Alès (février 2012)

Les derniers éléments démographiques et économiques confirment [que] le bassin alésien a le vent en poupe, porté par un accroissement de population intéressant (près de 14 000 habitants supplémentaires en dix ans) et par un véritable dynamisme entreprenarial : + 118% d’entreprises dans le secteur de l’industrie et des services à l’industrie en huit ans !

Si Alès reste le premier pôle industriel du Languedoc-Roussillon, il le doit en grande partie à une politique publique volontariste de développement menée par le Grand Alès et le Pays Cévennes autour de plusieurs axes économiques :

  • Pôle Mécanique,
  • Pôle Eco-Activités,
  • Pôle Biotechnologies,
  • filière tourisme, …

Le soutien aux industries et à l’emploi passe aussi par la maîtrise foncière et immobilière (aménagement de 50000 m² de bâtiments et de 17 zones d’activités économiques) et dans l’aide à la création d’entreprises (incubateur, pépinières, ingénierie, …) menée notamment par l’agence de développement Alès Myriapolis et l’Ecole des Mines d’Alès. Une politique qui porte ses fruits dans un territoire où le bien-être des habitants demeure un enjeu quotidien.

Comme l’indique le député-maire d’Alès [Max Roustan] :

« Aujourd’hui, le bassin d’Alès bénéficie d’une qualité de vie reconnue et ressentie. On s’y installe par choix. Un modèle alésien existe, avec des services complets en termes d’éducation, de santé, de culture, un environnement privilégié et un dynamisme économique… »

Agate bioservice, spécialiste des nouvelles technologies en recherche bio-pharmaceutique

C’est à la page 11 du Journal du Grand Alès de janvier 2012 que vous pouvez lire l’article suivant :

Agate bioservices déménage à Bagard

Créée au sein de l’incubateur de l’Ecole des Mines, Agate bioservices a été accueillie par l’EMA et le CNRS pendant deux ans avant de monter son laboratoire en 2007 dans des locaux loués sur Pist Oasis 2.

Aujourd’hui, la société vient d’acheter son propre terrain à Bagard, sur la ZAE de l’Hospitalet, où elle termine la construction de ses bâtiments. « On peut prévoir notre installation pour janvier ou février 2012 » précise Hassan Chaabihi qui dirige l’entreprise.

Créée en mai 2005 et labellisée “Jeune Entreprise Innovante”, Agate bioservices est spécialisée dans la mise au point de nouvelles technologies performantes pour des applications en recherche bio-pharmaceutique.

Elle développe également des réactifs biologiques destinés à être utilisés en recherche bio-pharmaceutique par des laboratoires privés ou publics.

Outre le Dr Hassan Chaabihi qui la dirige collaborent aussi à Agate Bioservices :

  • Pr. Gérard Devauchelle : Professeur de Virologie et de Virologie moléculaire dans les universités de Montpellier et Nîmes, et de Biotechnologie dans l’université Saint Joseph à Beyrouth (Liban).
  • Dr. Martine Duonor-Cerruti : Directrice de recherche au CNRS, à la tête du "Laboratoire de baculovirus et thérapie".
  • Pr. Miguel Lopez-Ferber : Enseignant à l’Ecole des Mines d’Alès (EMA).

A noter par ailleurs que le site de l’entreprise est intégralement en anglais, sans possibilité de traduction possible.

Un pôle métropolitain Alès-Nîmes d’ici juin 2012

Voici l’interview donné par Max Roustan, président du Grand Alès, et Jean-Paul Fournier, président de Nîmes Métropole, au Journal du Grand Alès de décembre (p. 16-17) à propos des enjeux que recouvre la création d’un pôle métropolitain Alès-Nîmes.

Journal du Grand Alès : Vous avez décidé de créer, d’ici juin 2012, un Pôle métropolitain entre les Agglos d’Alès et de Nîmes. N’est-ce pas une couche de plus dans le mille-feuilles territorial ?

Max Roustan : Pas du tout ! C’est une strate dont nous avons besoin pour assumer notre destin commun en vue d’assurer le bien-être de nos populations. Il nous faut en effet préparer le territoire et anticiper sur l’arrivée de quelque 200000 habitants supplémentaires d’ici 2030.

Jean-Paul Fournier : Le défi que nous avions lancé avec Max en 2007 avec l’entente Alès-Nîmes est en train de fonctionner : nous sommes des pionniers ! Le Gard est à la pointe de l’innovation en matière d’organisation territoriale. J’ai participé activement, au Sénat, à l’élaboration de la loi sur les Pôles métropolitains et nous sommes parmi les tout premiers, en France, à en créer un.

JGA : En quoi la création du Pôle métropolitain Alès-Nîmes est-elle une nouvelle étape pour le développement du territoire ?

M.R. : En devenant une entité administrative officielle, nous serons davantage écoutés et nous obtiendrons davantage de financements, qu’ils soient régionaux, nationaux ou européens. Ce nouveau statut nous permettra de mieux faire face aux enjeux que nous avons à relever : la croissance démographique, la sécurité sanitaire, le développement des transports ferroviaire et routier,…

J.-P.F. : Juridiquement, le Pôle métropolitain aura le statut d’un syndicat mixte, avec un fonctionnement à parts égales entre Nîmes et Alès. Ainsi, ce Pôle pourra très concrètement se voir doté d’un budget propre, bras armé des décisions que nous prendrons en matière de développement et d’infrastructures.

JGA : Quels sont les principaux dossiers sur lesquels vous allez travailler ?

M.R. : Nous travaillons sur ces dossiers depuis quatre ans ! Autant dire qu’ils sont bien avancés… Nous avons ciblé cinq chantiers principaux : l’axe ferroviaire du Pôle, le développement du réseau très haut débit, la sécurisation de la ressource en eau, la coopération sanitaire entre l’hôpital d’Alès et le CHU de Nîmes et les éco-technologies.

J.-P.F. : Il faudra également nous occuper des routes, et spécialement de l’achèvement de la 2×2 voies et du contournement de Nîmes par le Nord-Ouest pour un accès direct à l’autoroute A9.

JGA : Le rail apparaît comme un élément capital de développement. Quel est exactement le rôle de l’axe ferroviaire Alès/Nîmes ?

M.R. : 70 % de la population gardoise habite autour de cet axe, première ligne transversale du Languedoc-Roussillon et épine dorsale de notre territoire. La modernisation de cette ligne est donc une nécessité impérieuse : elle fait d’ailleurs l’objet d’un “contrat d’axe” jusqu’à l’horizon 2013. La construction du viaduc de Courbessac, qui sera livré fin 2012, est déjà une première étape qui permettra d’augmenter la fréquence des trains entre Alès et Nîmes.

J.-P.F. : Nous devons également préparer l’avenir, en créant, sur notre territoire, une nouvelle gare TGV, qui permettra, lorsque le contournement de Nîmes et de Montpellier sera réalisé, à l’horizon 2020, d’accueillir les voyageurs venus de la plupart des grandes métropoles européennes.

JGA : En 2007 vous avez invité Montpellier Agglo, le Grand Avignon et Arles à vous rejoindre. Est-ce toujours d’actualité ?

J.-P.F. : Nécessairement, nous devons imaginer un cadre plus vaste allant de Sète, point d’entrée sur la mer Méditerranée, à Alès et à la Vallée du Rhône, riche en activité et en emplois industriels, en passant par les grandes agglomérations de Montpellier, d’Avignon ou de Nîmes, pour avoir une vision cohérente, sur la durée, et ainsi pouvoir supporter la résistance face aux grandes aires urbaines de France et d’Europe.

M.R. : Lors de ces 4es Assises Alès-Nîmes, Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Métropole, est venu nous dire quelle admiration il a pour notre démarche. Il nous a même fait un appel du pied pour nous rejoindre. Cela va dans le bon sens, celui qui nous permettra d’exister dans la compétition nationale et européenne. Il est plus que temps de dépasser les frontières fluviales, départementales ou idéologiques pour associer nos forces en vue du développement harmonieux de toute une région.

Les grands dossiers du Pôle métropolitain

La gestion de l’eau

Pour assurer les besoins en eau des populations (vu la croissance démographique), le développement touristique et le renforcement de l’agriculture, il devient indispensable d’amener l’eau du Rhône sur les bassins de vie de Nîmes et Alès. L’étude pour l’adducteur d’eau Nîmes-Alès est en cours : elle sera rendue au 1er trimestre 2012.

Le contrat d’axe ferroviaire

La valorisation de la ligne ferroviaire entre Bessèges et Manduel comprend trois volets :

  1. la modernisation de la ligne Nîmes-Alès (en cours, avec le viaduc de Courbessac livré fin 2012),
  2. la rénovation de la ligne Alès-Bessèges, objectif : 3 000 voyageurs par jour à l’horizon 2020),
  3. la liaison de la gare de Nîmes avec la future gare TGV de Manduel (d’ici 2020).

Le désenclavement routier

Pour ce qui concerne l’achèvement de la 2×2 voies entre Alès et Nîmes et la bretelle de contournement Nord-Ouest de Nîmes, l’Etat étudie quatre variantes de tracés et les chiffrages sont estimés à 150 M€.

La couverture numérique

L’objectif du Pôle métropolitain est d’apporter le très haut débit (THB) sur Alès, en profitant des “tuyaux” sous la 2×2 voies. Le THB arrivera à Alès en 2012 et toute la ville sera irriguée, par 18 km de fourreaux, d’ici 2015. Dans un deuxième temps, toutes les ZAE du Grand Alès seront connectées puis les centres de toutes les communes du Grand Alès.

La coopération sanitaire

Le partenariat médical engagé depuis 2009 entre les hôpitaux d’Alès et de Nîmes permet d’assurer des soins de meilleure qualité au profit des patients.

Réaction de Hugues Bousiges, Préfet du Gard

« Ce qui vient d’être fait aujourd’hui est majeur. Le Gard, département très hétérogène, vient de se doter d’une colonne vertébrale avec cet axe Alès-Nîmes. Ce département manquait d’une structuration autour d’un pôle fort qui est désormais créé. Bravo pour la naissance de ce Pôle métropolitain et vous pouvez compter sur l’État à vos côtés. »

Réaction de Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Métropole

« L’idée d’une grande Agglo entre Alès, Nîmes, Montpellier et Sète avait été évoquée en 2007. La métropolisation d’Alès et Nîmes en est le premier acte fort. En tant que président de l’Agglomération de Montpellier, je suis partant pour que l’on développe le premier but magnifique que vous avez marqué. »