La carte économique d’un Alès Agglomération naissant

Alès Agglomération existe officiellement depuis le 1er janvier 2013, et pour l’occasion le mensuel Alès Agglo publie dans son premier numéro les cartes thématiques du territoire, dont celles de la population et du paysage économique. Cartes et données sont tirées du journal.

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L’innovation, un défi constant

Ce 15 novembre avait lieu à l’UFR AES de l’Université Montpellier 1 une table ronde intitulée "Les défis de l’accompagnement de la jeune entreprise innovante", organisée à l’initiative du Labex Entreprendre dans le cadre du Master 2 Accompagnement Entrepreneurial. Voici en quelques lignes les éléments (non exhaustifs) que j’ai retenus de ces deux heures et demie d’échanges courtois et conviviaux.

L’innovation en tant que facteur de différenciation des PME

En fait de table ronde, il y en avait deux successives. La première avait pour thème l’innovation en tant que facteur de différenciation des PME. Animée par Karim Messeghem himself, elle donnait la parole aux intervenants suivants :

L’introduction de Karim Messeghem débutait par la définition de l’innovation via le manuel de Frascati : une innovation peut être soit de produit ou de procédé (innovations souvent dites "technologiques") ou encore d’organisation ou de marketing (innovations "non technologiques").

Karim Messeghem rappelait ensuite qu’entre 2008 et 2010 49% des entreprises de plus de 10 salariés ont innové – sachant que les sociétés exportatrices innovent davantage que les autres.

Les intervenants se présentaient ensuite eux-mêmes, tant du point de vue de leur personne que de la structure qu’ils représentaient. Ce fut notamment l’occasion pour Pierre Alzingre de Via Innova de rappeler l’importance de l’humain en tant que centre de gravité de toute innovation au sein de sa structure, qui représente elle-même un défi en soi du fait de la proximité de grosses pépinières comme le BIC de Montpellier.

De son côté, Luc d’Auriol, de Metafora Biosystems, rappela que la première innovation reste déjà la création de l’entreprise, premier défi à relever. Anne Lichtenberger tenta de définir les missions et prérogatives de Transferts LR au sein du tissu touffu et complexe d’accompagnement de l’innovation en Languedoc Roussillon, notamment en précisant que Transferts LR avait une mission d’animation du réseau régional d’innovation au sens large du terme, c’est à dire non réduit à la création d’entreprise.

Géraldine Karbouch de LR Incubation prit ensuite la parole et, pour mon plus grand plaisir, annonça que de plus en plus de projets de Sciences Humaines et Sociales étaient accompagnés par LRI, qu’il s’agisse de projets exclusivement SHS ou croisés avec d’autres secteurs de recherche. Enfin, Stefan Brouwers du cabinet Efficient Innovation proposa la définition de l’innovation retenue par son cabinet :

"Innovation : offre qui apporte simultanément des différences visibles et une valeur ajoutée."

Vint ensuite le moment de la table ronde, qui débuta par l’évocation des réseaux et de leur importance. Selon Anne Lichtenberger de Tranferts LR, aucune structure ne possède une somme de compétences assez exhaustive pour apporter aux chefs d’entreprises innovantes tout ce dont ils ont besoin. Selon elle, il s’agit d’ailleurs de l’une des forces du réseau languedocien que de prendre en compte au quotidien de manière pragmatique cette nécessaire complémentarité dans les rapports entre structures.

Stefan Brouwers du cabinet Efficient Innovation insista alors sur la définition du rôle d’accompagnant tel qu’il le conçoit : il s’agit de rendre lisible la proposition de l’entreprise et le rôle qu’elle se donne, alors-même que l’innovation dont elle est porteuse est un facteur d’invisibilité par nature.

Pour Géraldine Karbouch de LRI il s’agissait plutôt de mettre l’entrepreneur, 18 mois avant la création effective de l’entreprise, en face de la bonne équipe de recherche, voire du bon chercheur. Un frisson d’admiration parcourut l’amphi D300 (bondé, au demeurant) lorsqu’elle se dit prête à aller "jusqu’à Perpignan" pour accomplir sans faillir cette tâche cruciale.

Vint ensuite le moment de parler plus précisément de la création d’entreprise innovante. Pierre Alzingre de Via Innova montra clairement que l’innovation et la direction d’entreprise sont deux métiers tout à fait différents.

L’accompagnement en tant que facilitateur et accélérateur d’innovation

La seconde table ronde s’est intéressée à l’accompagnement en tant que facilitateur et accélérateur d’innovation. Animée par Sylvie Sammut, elle donnait la parole aux intervenants suivants :

Catherine Pommier du BIC présenta la vocation de sa pépinière, qui est de détecter des projets innovants. Le BIC approcherait ainsi les 500 start-up aidées à ce jour. Le taux moyen de pérennité dépasserait 88% à 3 ans et 75% à 5 ans et plus. Catherine Pommier expliqua très précisément l’importance du facteur vitesse dans la mise au point d’un projet innovant : c’est la rapidité d’accès au marché concerné qui reste l’un des plus grands facteurs de réussite pour l’entreprise innovante. C’est donc là dessus que travaille le BIC en priorité. Le second facteur reste, toujours selon Catherine Pommier, l’argent : d’où l’importance pour le BIC là aussi d’aider à la structuration financière du projet.

Philippe Rajosefa de Synersud présenta son réseau, qui regroupe les pépinières et incubateurs de la région Languedoc Roussillon. Il en profita pour développer le concept de "vallée de la mort", située entre la troisième et la cinquième année de la vie de l’entreprise, et correspondant au moment décisif où l’entreprise peut mourir pour n’avoir pas su investir son marché dans les temps.

Parmi beaucoup d’autres interventions remarquables et impossibles à reprendre toutes ici citons Vincent Turries de Melies qui insista sur l’aspect personnel du patrimoine investi par les Business Angels. Melies représente ainsi 2 millions d’euros investis dans 25 entreprises. Luc d’Auriol évoqua l’importance d’être prêt à travailler dans un premier temps sans rémunération, notamment avec les grands groupes, lorsqu’un contrat d’importance est envisagé ensuite.

A noter que revint au cours des deux tables rondes l’exemple d’Alorée, entreprise créée par Alexandra Crosse, comme le symbole chlorophyllien de la réussite innovante.

Vinrent ensuite les questions, réduites à la portion congrue du fait de l’enthousiasme responsif par ailleurs très appréciable des participants. Il s’agira d’ailleurs de ma seule frustration, celle de n’avoir pas pu avoir leur réaction aux propos récents (voir ci-dessous) de Bertin Nahum, président de MedTech, en son temps locataire de Cap Omega, concernant d’éventuelles lacunes franco-françaises dans la stratégie d’accompagnement des entreprises innovantes au moment d’aller rencontrer les clients potentiels.

Mais ce débat n’est de toute manière pas clos.

Au final reste la sensation d’avoir passé deux heures et demie très riches et absolument passionnantes. Merci donc à chacune et chacun des intervenant(e)s ainsi qu’aux étudiants de Master 2 organisateurs de la table ronde pour cet évènement.

Pour lire des extraits de l’interview accordé par Bertin Nahum à Atlantico le 27 octobre dernier, cliquez ci-dessous.

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Innov’up lance le concours 2012 d’idées de création et de développement d’entreprises innovantes

Relayé d’après le site d’Innov’Up

Créateurs, dirigeants d’entreprise, Innov’up met son incubateur technologique et son CEEI au service de votre réussite. Que vous soyez porteur d’un projet de création d’entreprise – quel que soit son niveau d’avancement – ou déjà à la tête de votre société, Innov’up vous apporte son expertise pour concrétiser, développer et valoriser votre idée.

Qu’est-ce qu’Innov’Up ?

Innov’up est un dispositif d’incubation de projets technologiques et d’accompagnement à la création et au développement d’entreprises innovantes. Il rassemble l’incubateur technologique de l’Ecole des Mines d’Alès et le CEEI de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nîmes. L’association inédite d’un incubateur technologique et d’un CEEI vous permet d’accéder à une méthode et à un ensemble complet de services qui sécurisent le déroulement de votre projet.

A qui s’adresse le concours ?

Ce concours s’adresse à vous si :

  • Vous avez une idée de produit ou de service innovant dans le domaine de l’informatique, des biotechnologies ou des sciences de l’ingénieur,
  • Vous voulez créer une entreprise ou développer celle que vous dirigez,
  • Vous êtes déjà installé dans le Languedoc-Roussillon ou vous souhaitez vous y implanter.

Conditions :

  1. Le produit ou le service est positionné dans les filières économiques du territoire et/ou dans les thématiques des centres de recherche de l’Ecole des Mines d’Alès, c’est à dire les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication), les jeux vidéo, les biotechnologies et l’environnement, les sports mécaniques, les appareillages (y compris domotique) au service des personnes âgées, les risques industriels, la mécatronique et les nouveaux matériaux.
  2. Le produit ou service est innovant, l’innovation étant interprétée largement. Il s’agit d’apporter une amélioration significative dans un produit, un service, un procédé, un mode de commercialisation…
  3. Vous n’avez pas, d’ores et déjà, signé une convention d’accompagnement avec un organisme d’aide à la création et au développement d’entreprise.

Votre projet respecte ces conditions ? Alors candidatez dès aujourd’hui et jusqu’au 1er juin minuit à la 8ème édition du concours d’idées organisé par Innov’up. Vous pourrez gagner :

  •  40 000 € d’avances remboursables à répartir entre les lauréats et déblocables à la création de votre entreprise,
  • Un accompagnement de 12 mois pour valider, dimensionner et formaliser votre projet,
  • Une formation dans une école de management.

En septembre, les finalistes participeront à des séminaires pour améliorer leur projet et préparer leur présentation destinée au jury. Celui-ci se déroulera au mois de septembre, il sera suivi de la remise des prix.

Déposez votre dossier ici.

Si vous souhaitez en savoir plus : 04 66 38 40 91 ou contact@innovup.com

EuroMov : recherche fondamentale et appliquée, développement technologique et création d’entreprises

 

Relayé depuis le site de La Région LR

La Région a posé la première pierre du centre européen EuroMov qui alliera recherche fondamentale et appliquée, développement technologique et création d’entreprises.  Implanté sur le campus de l’UFR STAPS de Veyrassi à Montpellier, le futur bâtiment d’EuroMov, d’une surface totale de 2 345 m², sera composé de plusieurs espaces :

  • laboratoires de recherche : 1 103 m²,
  • grands plateaux techniques : 513 m²,
  • locaux hébergeant des projets de développement : 446 m²,
  • espaces communs : 283 m².

Le bâtiment, conçu par l’Atelier d’architecture Cusy Maraval à Montpellier, sera livré fin 2012.

6 millions d’euros investis

L’originalité du concept d’EuroMov repose sur l’approche pluridisciplinaire dans le domaine du mouvement humain et de ses applications, mêlant ainsi les sciences du vivant, les sciences de l’homme et de la société et les technologies de l’information et de la communication. EuroMov implique ainsi de nombreux partenaires, notamment :

 Un générateur d’activité économique régionale

En soutenant le centre européen EuroMov, la Région favorise la Recherche sur le mouvement humain et ses applications dans le domaine de la santé, du vieillissement, de l’activité physique ou de l’ergonomie ainsi que le développement entrepreuneurial régional au travers des composantes du projet :

  • L’équipe de recherche, « Movement to Health » : l’équipe « Movement to Health » – M2H, classée A par l’AERES1 est dirigée par le Pr. Benoît Bardy. Cette unité regroupe actuellement 46 personnes, structurée en équipes thématiques. Leur mission est de détecter des marqueurs sensorimoteurs de la santé.
  • La plate-forme d’analyse du mouvement humain : le centre européen EuroMov dispose d’une plate-forme d’analyse du mouvement humain (PRAM1) remarquable au niveau national et européen. Elle combine un système d’enregistrement du mouvement en 3D temps réel et d’un système de mesure des forces musculaires. Devenue, en 2011, la plate-forme de référence du Centre d’expertise national en Robotique, son objectif est de faire émerger des solutions robotisées pour répondre aux problématiques de la personne en situation de handicap et incapable de réaliser certaines tâches de la vie quotidienne.
  • Les projets de création d’entreprises incubés : Le label « EuroMov » facilite l’identification des porteurs de projet de création d’entreprises. Chaque projet doit répondre à des critères précis de sélection. Cinq projets sont déjà en cours de discussion et des actions ciblées seront proposées en 2012, en partenariat avec les professionnels.
  • L’accueil des activités de Recherche & Développement (R&D) d’entreprises existantes : EuroMov accueillera l’activité R&D d’entreprises qui auront besoin de réaliser des recherches spécifiques. La proximité entre équipes de recherche publiques et privées a déjà porté ses fruits. A titre d’exemple, la collaboration entre EuroMov et Oxylane, le centre de recherche de Décathlon, a été très fructueuse avec notamment la conception de vêtements sportifs adaptés aux efforts physiques.

 

 

Développement numérique : la CCI d’Alès-Cévennes adopte la solution 123PRESTA

 

Relayé d’après le communiqué de presse et les sites internet concernés.

La solution 123PRESTA, du sur mesure pour la CCI d’Alès-Cévennes

La signature d’une première convention de partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ales-Cévennes a pour objectif de favoriser le tissu économique local en permettant à la CCI d’aider les entreprises ayant un projet informatique ou web à trouver un prestataire qualifié.

Avec cet accord, la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ales-Cévennes, dispose d’une solution Internet permettant d’accompagner les entreprises locales à la recherche de prestataires qualifiés pour leur projet :

« Nous comptons, avec cette nouvelle convention, avoir une meilleure visibilité des professionnels du secteur numérique pour améliorer la réactivité entre les entreprises ».

Après une formation délivrée par 123PRESTA.com, les conseillers de la CCI pourront accéder quotidiennement via un accès sécurisé à toutes les fonctionnalités de la plate-forme 123Presta.com pour :

  • Aider à définir le besoin des entreprises (accès à une bibliothèque de modèles de cahier des charges et guides),
  • Rédiger l’annonce "recherche de prestataires" / Appels d’offres,
  • Consulter les prestataires de services qualifiés (département, région, compétences, budget),
  • Faciliter les échanges via des espaces collaboratifs clients (messagerie, partage de documents, fiches des prestataires),
  • Suivre les projets des entreprises (gestion des alarmes, calendriers),

Souhaitant favoriser au maximum le tissu local, la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ales-Cévennes profitera également de cet outil pour valoriser les compétences des acteurs TIC locaux. Ces derniers pourront profiter, également, de la plate-forme 123PRESTA pour accéder à des marchés nationaux.

123PRESTA souhaite renouveler en 2012 ce type de partenariats avec d’autres structures d’accompagnement (CCI, chambres des métiers, associations TIC…).

L’entreprise 123PRESTA, annuaire des prestataires de services Internet et informatique

Aujourd’hui, la complexité des nouvelles technologies, son évolution et surtout la forte concurrence dans ce domaine amènent les entreprises à réfléchir quant au choix des prestataires et aux différentes solutions du marché.

Au-delà, de la comparaison des propositions commerciales, il est important de vérifier la validité des prestataires de services, leurs réelles compétences et leurs références clients.

123PRESTA conseille et aide les entreprises désireuses de développer des applications liées aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. De par la simplicité d’utilisation et l’existence d’un cahier des charges pour tous les projets (modèles de cahiers des charges ou consultant spécialisé), le gain de temps est indéniable. Grâce à l’annuaire des entreprises Internet, informatique et multimédia qualifié, nous facilitons le travail de recherche des entreprises Internet.

 

123PRESTA.COM, un « facilitateur » créé par OWANIS

Ce service a été élaboré au sein de l’Incubateur de l’Ecole des Mines d’Alès, après les différentes étapes de sélection du jury. Cette expertise est dispensée par la société OWANIS depuis plus de 8 ans, en totale indépendance vis-à-vis de tout prestataire de service. Owanis se donne pour mission de conseiller et accompagner tous projets informatique, Internet et multimédia. Tous les outils présents sur la plate-forme ont été développés par la société. Le choix des prestataires sélectionnés pour un projet dépend uniquement de leur parfaite capacité à satisfaire les besoins du client et selon les critères définis par ce dernier.

Le service concerne tous les acteurs économiques, des PME aux grands comptes, en passant par les artisans et les institutions, en bref, toute entité exprimant le besoin de réaliser un projet informatique lié aux nouvelles technologies, mais n’ayant pas forcément en son sein de spécialiste du domaine.

 Les projets traités vont  du simple site Internet de présentation (site vitrine) aux solutions plus complexes d’intranet, d’extranet, de solutions e-business, jusqu’au conseil, stratégie marketing interactif et multimédia. Pour tous ces projets, 123PRESTA s’avère l’étape incontournable dans vos démarches de recherche de prestataire qualifié.

L’annuaire des prestataires de service qualifié d’123PRESTA référence aussi bien les SSII, Web agency, Consultant. La validation des inscriptions au sein de cet espace, assure une totale confiance des prestataires ce qui confère aux clients une certaine garantie mais aussi une qualité de service.

La page facebook d’123PRESTA.

Alès, un bassin économique en pleine expansion

Relayé depuis le Journal du Grand Alès (février 2012)

Les derniers éléments démographiques et économiques confirment [que] le bassin alésien a le vent en poupe, porté par un accroissement de population intéressant (près de 14 000 habitants supplémentaires en dix ans) et par un véritable dynamisme entreprenarial : + 118% d’entreprises dans le secteur de l’industrie et des services à l’industrie en huit ans !

Si Alès reste le premier pôle industriel du Languedoc-Roussillon, il le doit en grande partie à une politique publique volontariste de développement menée par le Grand Alès et le Pays Cévennes autour de plusieurs axes économiques :

  • Pôle Mécanique,
  • Pôle Eco-Activités,
  • Pôle Biotechnologies,
  • filière tourisme, …

Le soutien aux industries et à l’emploi passe aussi par la maîtrise foncière et immobilière (aménagement de 50000 m² de bâtiments et de 17 zones d’activités économiques) et dans l’aide à la création d’entreprises (incubateur, pépinières, ingénierie, …) menée notamment par l’agence de développement Alès Myriapolis et l’Ecole des Mines d’Alès. Une politique qui porte ses fruits dans un territoire où le bien-être des habitants demeure un enjeu quotidien.

Comme l’indique le député-maire d’Alès [Max Roustan] :

« Aujourd’hui, le bassin d’Alès bénéficie d’une qualité de vie reconnue et ressentie. On s’y installe par choix. Un modèle alésien existe, avec des services complets en termes d’éducation, de santé, de culture, un environnement privilégié et un dynamisme économique… »

L’Ecole des Mines d’Alès et ses pépinières d’entreprises : stratégie et actualité

Pour répondre aux attentes que crée le titre de ce billet, je vous propose la lecture de deux articles : le premier, relayé depuis l’Express, date de décembre 2008 et aborde "La toile d’araignée de l’Ecole des mines". Le second, relayé depuis le Journal du Grand Alès date de janvier 2012 et s’intitule "L’hôtel d’entreprises est livré sur le Science Park".

La toile d’araignée de l’Ecole des mines

Trois labos, un incubateur d’entreprises, des liens étroits avec la municipalité et la CCI enracinent l’établissement dans l’environnement alésien.

Depuis sa création, en 1843, l’Ecole des mines d’Alès (EMA) avance, portée par la force des réseaux. Le fameux établissement s’emploie à tisser des liens solides et souples avec les institutions et les entreprises.

Dès le recrutement de ses élèves, l’école célèbre auprès d’eux la vertu des réseaux en place. Les sept écoles des mines de l’Hexagone ont ainsi créé entre elles un groupe qui met en commun une offre de formation et favorise des projets de recherche collectifs en énergie, risques et biotechnologie. L’amicale des anciens, elle, entretient une relation incessante entre ses membres et avec les promotions successives d’ingénieurs à travers un bulletin mensuel, une revue professionnelle, un site Internet.

La tradition voulait que l’administrateur de l’Ecole des mines soit aussi le directeur régional de l’industrie. Depuis 2003, c’est fini : le nouveau patron, Alain Dorison, un polytechnicien, se consacre désormais exclusivement à son école. "Contrecoup, on s’est éloigné des réseaux montpelliérains", regrette son adjoint, Jean Ribeil. Mais d’autres liens se renforcent. Depuis 1995, année de son départ à la retraite, un ancien directeur de l’école, Marcel Gérente, assure auprès de Max Roustan les fonctions d’adjoint (divers droite) à l’urbanisme et de chargé du développement à la communauté d’agglomération.

La réussite du pôle mécanique – une cinquantaine d’entreprises, près d’un millier d’emplois – doit beaucoup à l’implication de l’école. Dès le lancement de ce projet, Hervé Huart, un ancien élève, a participé au côté de Roustan à sa concrétisation. Un autre ancien, Jean-François Bagarry, en est le responsable technique. En 2007, trois étudiants de l’école ont préconisé, après étude, des axes d’orientation qui ont accroché l’intérêt des dirigeants. En faisant des élèves des "ingénieurs entrepreneurs" et en mettant en place un incubateur d’entreprises, l’EMA est aussi devenue un foyer de création de petites unités de pointe. Les réseaux de demain.

L’hôtel d’entreprises est livré sur le Science Park

«La grande nouveauté par rapport à nos autres pépinières, c’est que nous réunissons ici les chercheurs, les ingénieurs et les créateurs d’entreprise sur un même site » avance Marcel Gérente, vice-président de la SAEM Alès : la Société anonyme d’économie mixte d’Alès (SAEM), dont 80 % du capital est détenu par le Grand Alès, gère les pépinières d’entreprises, aménage de nouvelles zones d’activité et construit des locaux industriels.

Lancé le 29 novembre 2010 à Croupillac, l’hôtel d’entreprises désormais livré se situe en effet dans un Science Park, qui comprend aussi l’Institut des Sciences des Risques, inauguré en juin 2011, et des laboratoires de l’Ecole des Mines. Que du bonheur, donc, pour les jeunes entrepreneurs !

« Cet hôtel d’entreprises est un outil primordial pour doper la création d’entreprises innovantes, confie Alain Dorison, directeur de l’EMA. Les entreprises pourront y bénéficier de l’aide des laboratoires et des recherches des étudiants ingénieurs et vice versa ». Quoi de mieux pour retenir les jeunes entreprises innovantes et pour en attirer de nouvelles avec l’espoir de leur  implantation définitive sur le bassin alésien ?

L’hôtel d’entreprises comprend deux bâtiments de près de 2000 m2, qui viennent ainsi compléter les quelque 15000 m2 d’immobilier d’entreprise dans lesquels la SAEM accueille déjà plus de 90 entreprises. « Ici, selon la taille des modules retenus, nous sommes prêts à accueillir entre 24 et 30 entreprises dès le mois de février et ce pour une durée initiale de 24 mois à des conditions tarifaires plus que préférentielles » poursuit Marcel Gérente.

Car l’autre originalité du site est de pouvoir proposer des locaux totalement modulables. Ainsi le bâtiment de bureaux, sur deux niveaux, est composé de 25 bureaux modulables, d’une superficie comprise entre 13 et 30 m², d’une salle de réunion de 72 m², d’une salle détente et d’une zone de reprographie. L’autre bâtiment compte cinq ateliers d’une superficie comprise entre 170 et 200 m², une salle détente et l’accueil de la SAEM Alès.