Les entreprises les plus rentables et prometteuses du Languedoc-Roussillon, selon L’Express

Début septembre 2014 l’hebdomadaire L’Express présentait deux palmarès 2014 : l’un d’entre eux concernait les 150 entreprises les plus rentables de France, quand l’autre s’intéressait aux 138 jeunes entreprises françaises à l’avenir le plus prometteur. Nous avons voulu mettre en avant les entreprises languedociennes présentes dans ces classements.

palmares

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Languedoc-Roussillon : les chiffres clés de l’économie éd. 2013 [Direccte LR]

Languedoc

La Direccte LR a publié récemment l’édition 2013 des chiffres clés relatifs à l’économie du Languedoc Roussillon. En voici quelques uns via les visuels extraits de la plaquette. Les commentaires sont ceux d’Entreprendre en Languedoc.

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La Lettre M, l’hebdomadaire économique du Languedoc-Roussillon, fête ses 30 ans

Lettre M LogoQuel est le point commun entre Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, l’actrice Scarlett Johansson, le handballeur Nikola Karabatic, le Prince Harry de Galles, la chanteuse Alizée, et… l’hebdomadaire La Lettre M ?

Leur année de naissance, tout simplement : 1984. C’est en effet cette année-là qu’est créé le journal, dont la vocation est d’informer semaine après semaine les décideurs économiques de la région Languedoc-Roussillon.

Mais la Lettre M, c’est plus qu’un simple journal : récemment débarquée sur Twitter via le profil @LaLettreMLR, l’organe de presse diffuse également chaque mardi une newsletter synthétique et efficace.

Enfin et surtout, La Lettre M publie chaque année son annuaire éco, référence absolue de l’activité économique en Languedoc-Roussillon : non content d’y fournir les chiffres clés de la région, l’annuaire éco recense 3 300 entreprises, 850 institutions, 7 200 dirigeants, trombinoscope à l’appui pour certains d’entre eux. Y figurent également le classement (très attendu) des 100 premiers employeurs de la région comme celui des 100 premières entreprises. Soit plus de 500 pages de potentiel pour votre réseau.

Bref, bon anniversaire à la Lettre M.

La carte économique d’un Alès Agglomération naissant

Alès Agglomération existe officiellement depuis le 1er janvier 2013, et pour l’occasion le mensuel Alès Agglo publie dans son premier numéro les cartes thématiques du territoire, dont celles de la population et du paysage économique. Cartes et données sont tirées du journal.

Alès Agglo logo

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L’innovation, un défi constant

Ce 15 novembre avait lieu à l’UFR AES de l’Université Montpellier 1 une table ronde intitulée « Les défis de l’accompagnement de la jeune entreprise innovante« , organisée à l’initiative du Labex Entreprendre dans le cadre du Master 2 Accompagnement Entrepreneurial. Voici en quelques lignes les éléments (non exhaustifs) que j’ai retenus de ces deux heures et demie d’échanges courtois et conviviaux.

L’innovation en tant que facteur de différenciation des PME

En fait de table ronde, il y en avait deux successives. La première avait pour thème l’innovation en tant que facteur de différenciation des PME. Animée par Karim Messeghem himself, elle donnait la parole aux intervenants suivants :

L’introduction de Karim Messeghem débutait par la définition de l’innovation via le manuel de Frascati : une innovation peut être soit de produit ou de procédé (innovations souvent dites « technologiques ») ou encore d’organisation ou de marketing (innovations « non technologiques »).

Karim Messeghem rappelait ensuite qu’entre 2008 et 2010 49% des entreprises de plus de 10 salariés ont innové – sachant que les sociétés exportatrices innovent davantage que les autres.

Les intervenants se présentaient ensuite eux-mêmes, tant du point de vue de leur personne que de la structure qu’ils représentaient. Ce fut notamment l’occasion pour Pierre Alzingre de Via Innova de rappeler l’importance de l’humain en tant que centre de gravité de toute innovation au sein de sa structure, qui représente elle-même un défi en soi du fait de la proximité de grosses pépinières comme le BIC de Montpellier.

De son côté, Luc d’Auriol, de Metafora Biosystems, rappela que la première innovation reste déjà la création de l’entreprise, premier défi à relever. Anne Lichtenberger tenta de définir les missions et prérogatives de Transferts LR au sein du tissu touffu et complexe d’accompagnement de l’innovation en Languedoc Roussillon, notamment en précisant que Transferts LR avait une mission d’animation du réseau régional d’innovation au sens large du terme, c’est à dire non réduit à la création d’entreprise.

Géraldine Karbouch de LR Incubation prit ensuite la parole et, pour mon plus grand plaisir, annonça que de plus en plus de projets de Sciences Humaines et Sociales étaient accompagnés par LRI, qu’il s’agisse de projets exclusivement SHS ou croisés avec d’autres secteurs de recherche. Enfin, Stefan Brouwers du cabinet Efficient Innovation proposa la définition de l’innovation retenue par son cabinet :

« Innovation : offre qui apporte simultanément des différences visibles et une valeur ajoutée. »

Vint ensuite le moment de la table ronde, qui débuta par l’évocation des réseaux et de leur importance. Selon Anne Lichtenberger de Tranferts LR, aucune structure ne possède une somme de compétences assez exhaustive pour apporter aux chefs d’entreprises innovantes tout ce dont ils ont besoin. Selon elle, il s’agit d’ailleurs de l’une des forces du réseau languedocien que de prendre en compte au quotidien de manière pragmatique cette nécessaire complémentarité dans les rapports entre structures.

Stefan Brouwers du cabinet Efficient Innovation insista alors sur la définition du rôle d’accompagnant tel qu’il le conçoit : il s’agit de rendre lisible la proposition de l’entreprise et le rôle qu’elle se donne, alors-même que l’innovation dont elle est porteuse est un facteur d’invisibilité par nature.

Pour Géraldine Karbouch de LRI il s’agissait plutôt de mettre l’entrepreneur, 18 mois avant la création effective de l’entreprise, en face de la bonne équipe de recherche, voire du bon chercheur. Un frisson d’admiration parcourut l’amphi D300 (bondé, au demeurant) lorsqu’elle se dit prête à aller « jusqu’à Perpignan » pour accomplir sans faillir cette tâche cruciale.

Vint ensuite le moment de parler plus précisément de la création d’entreprise innovante. Pierre Alzingre de Via Innova montra clairement que l’innovation et la direction d’entreprise sont deux métiers tout à fait différents.

L’accompagnement en tant que facilitateur et accélérateur d’innovation

La seconde table ronde s’est intéressée à l’accompagnement en tant que facilitateur et accélérateur d’innovation. Animée par Sylvie Sammut, elle donnait la parole aux intervenants suivants :

Catherine Pommier du BIC présenta la vocation de sa pépinière, qui est de détecter des projets innovants. Le BIC approcherait ainsi les 500 start-up aidées à ce jour. Le taux moyen de pérennité dépasserait 88% à 3 ans et 75% à 5 ans et plus. Catherine Pommier expliqua très précisément l’importance du facteur vitesse dans la mise au point d’un projet innovant : c’est la rapidité d’accès au marché concerné qui reste l’un des plus grands facteurs de réussite pour l’entreprise innovante. C’est donc là dessus que travaille le BIC en priorité. Le second facteur reste, toujours selon Catherine Pommier, l’argent : d’où l’importance pour le BIC là aussi d’aider à la structuration financière du projet.

Philippe Rajosefa de Synersud présenta son réseau, qui regroupe les pépinières et incubateurs de la région Languedoc Roussillon. Il en profita pour développer le concept de « vallée de la mort », située entre la troisième et la cinquième année de la vie de l’entreprise, et correspondant au moment décisif où l’entreprise peut mourir pour n’avoir pas su investir son marché dans les temps.

Parmi beaucoup d’autres interventions remarquables et impossibles à reprendre toutes ici citons Vincent Turries de Melies qui insista sur l’aspect personnel du patrimoine investi par les Business Angels. Melies représente ainsi 2 millions d’euros investis dans 25 entreprises. Luc d’Auriol évoqua l’importance d’être prêt à travailler dans un premier temps sans rémunération, notamment avec les grands groupes, lorsqu’un contrat d’importance est envisagé ensuite.

A noter que revint au cours des deux tables rondes l’exemple d’Alorée, entreprise créée par Alexandra Crosse, comme le symbole chlorophyllien de la réussite innovante.

Vinrent ensuite les questions, réduites à la portion congrue du fait de l’enthousiasme responsif par ailleurs très appréciable des participants. Il s’agira d’ailleurs de ma seule frustration, celle de n’avoir pas pu avoir leur réaction aux propos récents (voir ci-dessous) de Bertin Nahum, président de MedTech, en son temps locataire de Cap Omega, concernant d’éventuelles lacunes franco-françaises dans la stratégie d’accompagnement des entreprises innovantes au moment d’aller rencontrer les clients potentiels.

Mais ce débat n’est de toute manière pas clos.

Au final reste la sensation d’avoir passé deux heures et demie très riches et absolument passionnantes. Merci donc à chacune et chacun des intervenant(e)s ainsi qu’aux étudiants de Master 2 organisateurs de la table ronde pour cet évènement.

Pour lire des extraits de l’interview accordé par Bertin Nahum à Atlantico le 27 octobre dernier, cliquez ci-dessous.

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Les entreprises innovantes en Languedoc Roussillon : étude INSEE

Innover : en cette période de crise économique, le mot est sur toutes les lèvres, et certainement à juste titre. Mais quelle est la définition exacte de l’innovation, et quelle réalité lui correspond-elle concrètement en Languedoc Roussillon ?

Définir l’innovation

Le Manuel d’Oslo, dont la troisième édition est parue en 2005, est la référence internationale en termes d’innovation. Il reconnait quatre types d’innovation : les innovations de produit, les innovations de procédé, les innovations de commercialisation et les innovations d’organisation.

  • L’innovation de produit : L’introduction d’un bien ou d’un service nouveau. Cette définition inclut les améliorations sensibles des spécifications techniques, des composants et des matières, du logiciel intégré, de la convivialité ou autres caractéristiques fonctionnelles.
  • L’innovation de procédé : La mise en oeuvre d’une méthode de production ou de distribution nouvelle ou sensiblement améliorée. Cette notion implique des changements significatifs dans les techniques, le matériel et/ou le logiciel.
  • L’innovation de commercialisation : La mise en oeuvre d’une nouvelle méthode de commercialisation impliquant des changements significatifs de la conception ou du conditionnement, du placement, de la promotion ou de la tarification d’un produit.
  • L’innovation d’organisation : La mise en oeuvre d’une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques, l’organisation du lieu de travail ou les relations extérieures de la firme.

L’étude : les entreprises innovantes en Languedoc Roussillon

L’étude de l’INSEE est signée Sylvie Gomez. Elle a été réalisée en partenariat avec Transferts LR et la Stratégie Régionale d’Innovation LR. Voici une synthèse de la synthèse. Les graphes et leurs commentaires sont tirées de l’étude, dont vous pouvez retrouver l’intégralité ici.

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Bertin Nahum, ou la réussite par l’innovation

Son nom est désormais sur toutes les lèvres : Bertin Nahum, patron de Medtech, le montpelliérain qui tutoie le temps d’un classement les génies géants des XXème et XXIème siècles que sont Steve Jobs (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook) et James Cameron (Titanic et Avatar, entre autres).

Le classement en question est celui réalisé par le magazine pédagogique canadien The 10 Discovery Series, qui a consacré l’un de ses numéros aux 10 chefs d’entreprises high-tech les plus révolutionnaires. Bertin Nahum y figure en quatrième position, derrière les trois lauréats prestigieux cités à l’instant. Parmi ceux qui le suivent citons notamment le Chinois Robin Li, septième, fondateur du moteur de recherches Baidu, ou encore Paul Hawkins, neuvième, inventeur du Hawk-Eye, un calculateur de trajectoire de balles de tennis, cricket et autres sports.

L’entreprise de Bertin Nahum, Medtech, se définit elle-même comme

« une entreprise au service de la santé dont la mission consiste à étendre à une plus large échelle l’utilisation des technologies médicales pour le bénéfice des patients, des praticiens et des organismes de santé. Elle conçoit, développe et met sur le marché une nouvelle génération de technologie d’assistance aux gestes médico-chirurgicaux contribuant à la mise en œuvre de traitements plus sûrs, plus efficaces et moins invasifs.« 

Sa plus grande réussite (à ce jour), c’est Rosa, un robot assistant les neurochirurgiens lors d’opérations au niveau de la boite crânienne. Créé en 2009, Rosa guide et aide les médecins lors de biopsies, d’implantations d’électrodes et de procédures à crâne ouvert.

Medtech a été fondée en 2002 à Montpellier, où elle a toujours son siège, même si elle a entre temps ouvert une filiale non loin de New York. La même année il remporte le prix de l’ANVAR. En 2004, Medtech s’installe à Cap Oméga, la pépinière du BIC de Montpellier Agglomération. Trois ans plus tard elle déménagera pour le parc d’activités Euromédecine. Toujours en 2007, Bertin Nahum sera d’ailleurs aux côtés de Georges Frêche et Patricia Reeb lorsqu’ils recevront à Seattle le prix NBIA (National Business Incubation Association) de la meilleure pépinière au monde.

Outre ses qualités de chef d’entreprise innovante Bertin Nahum fait aussi preuve d’un sens aigu de l’analyse, notamment en ce qui concerne l’état des lieux de l’innovation en France. En effet, si le mot « innovation » reste à la mode et ne semble connaître que des soutiens inconditionnels, il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit d’épauler efficacement les chefs d’entreprise. Du coup, l’innovation française – même de qualité – fait rarement le poids face à ses compétiteurs internationaux. Bertin Nahum s’en est ouvert sans ambages dans Atlantico :

« L’avantage que l’on retrouve aux Etats-Unis, en Asie ou au Moyen-Orient est le fait que nos interlocuteurs finissent par s’affranchir de notre origine, qui l’on est d’où l’on vient, pour se concentrer uniquement sur la qualité de nos produits ainsi que sur notre capacité à le distribuer. C’est souvent plus rare de retrouver cette attitude en France, où l’on a de véritables difficultés à être pris au sérieux en tant que jeune entreprise innovante, les clients potentiels préférant investir dans des produits commercialisés par les grandes entreprises américaines, jugées plus sûres. Il y a en France une véritable désillusion des innovateurs quand il s’agit de conquérir le marché domestique, qui est pourtant censé être le terrain d’essai des sociétés technologiques. »

Loin de s’en tenir au constat, Bertin Nahum expose dans le même entretien son expérience et les solutions qu’elle lui laisse entrevoir :

« De mon point de vue, je pense que l’on a une approche de l’accompagnement et du soutien des entreprises innovantes qui est une forme d’assistance, basée sur l’octroi de subventions. […] J’estime que les pouvoirs publics nous assisteraient mieux s’ils favorisaient l’entrée des entreprises innovantes sur les marchés, en les rendant plus visibles, donc plus crédibles vis-à-vis des éventuels acheteurs

[…] Un exemple très concret de ce problème est le fonctionnement d’Oséo : lorsqu’une société comme la mienne cherche à développer un programme de recherche, la seule aide qui est proposée est d’ordre financière.[…] Oséo serait à mon avis bien plus utile si elle repérait nos potentiels clients en bout de chaîne, et qu’elle leur allouait directement les subventions qui nous sont normalement destinées. Cette méthode serait selon moi un excellent tremplin pour des structures innovantes qui sont aujourd’hui, on le sait, à la peine.« 

Espérons que la crédibilité acquise sur ces sujets par Bertin Nahum en fera un interlocuteur écouté, à même d’être entendu sur ces sujets.