Languedoc-Roussillon : les chiffres clés de l’économie éd. 2013 [Direccte LR]

Languedoc

La Direccte LR a publié récemment l’édition 2013 des chiffres clés relatifs à l’économie du Languedoc Roussillon. En voici quelques uns via les visuels extraits de la plaquette. Les commentaires sont ceux d’Entreprendre en Languedoc.

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Languedoc-Roussillon : quelles sont les villes les plus endettées ?

Endettement villes 2012

A quelques mois des élections municipales il reste intéressant de prendre connaissance d’un palmarès laconique, celui de l’endettement des villes. Le JDN publie en effet une présentation des communes de plus de 20 000 administrés les plus endettées de France.

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Montpellier ville d’innovation, épisode 1 : 1964, l’arrivée d’IBM

Au début des années soixante Montpellier est une ville dont la taille et le dynamisme ne se distinguent pas encore vraiment en Languedoc, y compris face à Nîmes, la grande rivale. Deux éléments changeront cela : tout d’abord, une expansion démographique réelle : entre 1962 et 1968 la ville connaît une croissance démographique de 5,3%, due notamment à l’arrivée des Pieds Noirs et à l’immigration en provenance du Maghreb et de l’Espagne ; et ensuite, l’arrivée d’IBM à Montpellier, en 1964.

IBM LogoIBM à l’aube des années soixante

En 1956 Thomas J. Watson, le fondateur » d’IBM, décède. C’est son fils, Thomas J. Watson junior, qui lui succède à la tête d’une entreprise comptant à cette époque 72 000 employés dans le monde et quasiment un milliard de dollars de chiffre d’affaires.

En France IBM ouvre à cette période les bureaux de Reims, Limoges, Annecy, Orléans, Besançon, Troyes, Rennes, tant et si bien que fin 1962 IBM France compte 35 agences commerciales sur tout le territoire et 13 bureaux et ateliers outre-mer.

1964 : IBM débarque à Montpellier

L’année 1964 marque pour IBM un tournant particulier : pour la première fois une gamme d’ordinateurs universels voit le jour. Il du 360 :

« L’IBM 360 annoncé remplace les cinq gammes de produits IBM par une famille de produits compatibles utilisant une nouvelle architecture, la première à représenter les données en octets, une méthode encore utilisée aujourd’hui. L’annonce présente un concept avant-gardiste d’une portée sans précédent. Six modèles de processeurs, dont les performances sont multipliées par 50, ainsi que 54 différents périphériques. Plusieurs types de dispositifs de stockage magnétique, des terminaux à écran, de l’équipement de communications, des lecteurs et perforatrices de cartes, des imprimantes et un lecteur optique de caractères. Rapidement, les commandes dépassent les prévisions. Plus d’un millier de commandes sont signées durant les quatre semaines suivant l’annonce. Et un millier d’autres durant les quatre mois suivants.« 

IBM 360Pour faire face à la demande, IBM décide d’ouvrir une nouvelle usine à Montpellier. Le chantier débute le 1er décembre 1964, et le 28 juin 1965 l’usine ouvre ses portes. Plus de deux mille emplois seront créés en 10 ans.

Une expérience marquante pour Montpellier

Pour Henry Bakis et Alexandre Schon, auteurs de Ville de la connaissance et terreau numérique : le cas de Montpellier, France,

« De nombreuses entreprises sous-traitantes travaillant déjà pour cette firme en Région parisienne ont suivi IBM, et d’autres activités ont été crées localement. Depuis le milieu des années 1960, a émergé une nouvelle industrie montpelliéraine d‘abord dans la mouvance de l‘implantation de l‘usine de la firme IBM dans le quartier de la Pompignane (en-dehors des zones industrielles programmées par les institutions locales) et de l‘activité de ses sous-traitants. Cela a constitué une mutation importante dans l‘histoire économique de la ville d‘autant que vingt ans plus tard, IBM était le principal établissement industriel régional (2 700 emplois directs, le double en comptant ceux des sous-traitants). » 

Pour Christian Verlaque, cité par les mêmes,

« L’arrivée d’IBM bouleverse l’ordre industriel et socio-économique local. [...] L’entreprise a su exploiter à son profit les caractéristiques locales — milieu social accueillant et bon équipement scientifique favorable aux cadres, essor facile de la sous-traitance — et modifier peu à peu les données structurelles de l’industrie montpelliéraine. Même si les effets d’entraînement n’ont pas été à la mesure de ceux qu’escomptaient les édiles locaux. IBM, première entreprise industrielle de la région avec quelque 3 000 salariés, reste le symbole du changement à Montpellier, d’un renouveau des facteurs de production au sein des mécanismes de fonctionnement économique de la ville. Ce renouveau se traduit dans les mentalités — plusieurs milliers de demandes d’emplois chaque année à IBM, impression d’un « ennoblissement » du travail industriel, développement de « l’esprit d’entreprise »—, par la constitution d’un réseau bien structuré de sous-traitants dans les domaines de l’électronique (câblage, montage, maintenance), de l’outillage de précision et de contrôle, de la tôlerie fine, de la micromécanique…, autant de secteurs quasi inconnus jusque là à Montpellier.« 

Citons enfin Bernard Vignon, qui fut directeur de la communication IBM à Montpellier :

« C’est autour d’IBM ­ […] que s’est développée l’informatique à Montpellier. Nous avons servi de référence pour les entreprises candidates à une implantation locale. »

Quelques années plus tard, un certain Georges Frêche allait même prendre l’exemple d’IBM comme le socle de sa stratégie de développement économique pour Montpellier. Mais c’est une autre histoire…

Quelques chiffres :

  • En 1964, IBM France réalise un chiffre d’affaires de 1,1 milliard de francs, 60 millions de bénéfice net et emploie près de 10 000 personnes.
  • En 1982, le chiffre d’affaires est de 22,3 milliards de francs, le bénéfice de 1,3 milliard et le nombre d’employés dépasse les 20 000 personnes.

Intéressés par l’innovation ? A suivre de toute urgence :

Montpellier ville d’innovation : épisode 0

Montpellier

Il y a quelques mois, le 26 octobre 2012 précisément, devait avoir lieu à Montpellier le rallye Chercheurs in the city auquel devaient participer des doctorants, des docteurs, et des acteurs de l’accompagnement entrepreneurial spécialistes de l’innovation. La journée devait se clore par quelques prises de parole, dont une mini conférence portant sur l’historique du développement économique de Montpellier via l’innovation, assurée par votre serviteur.

Le rallye ayant dû être annulé à la dernière minute pour cause de (très) mauvais temps, la conférence n’a pas eu lieu non plus.

Je vous propose donc de partager avec vous les notes rassemblées pour cette conférence sous forme de feuilleton rédigé sur ce même blog. Le premier épisode nous ramènera en 1964, au moment de l’arrivée d’IBM à Montpellier.

D’ici là, vous pouvez nous suivre :

A propos d’innovation :

La carte économique d’un Alès Agglomération naissant

Alès Agglomération existe officiellement depuis le 1er janvier 2013, et pour l’occasion le mensuel Alès Agglo publie dans son premier numéro les cartes thématiques du territoire, dont celles de la population et du paysage économique. Cartes et données sont tirées du journal.

Alès Agglo logo

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Alès Agglomération succède au Grand Alès

C’est fait : le 9 novembre au soir les 184 délégués communautaires ont voté pour élire le nouveau président d’Alès Agglomération. Sans surprise, c’est Max Roustan, maire d’Alès et président du Grand Alès désormais périmé qui a été élu, avec 160 voix en sa faveur sur 179 votants.

Alès Agglomération, plus de 50 communes pour plus de 100 000 habitants

La nouvelle intercommunalité compte désormais cinquante communes, ce qui représente une population totale de plus de 100 000 habitants. Le Midi Libre nous apprend que « le changement de nom n’est pas anecdotique :

Le double A est l’acronyme du nouvel établissement public de coopération intercommunale (EPCI) fruit de la fusion de quatre communautés de communes (Grand Alès, Mont Bouquet, Autour d’Anduze, Région de Vézénobres) plus l’extension à cinq autres communes (Massanes, Saint-Bonnet-de-Salendrinque, Sainte-Croix-de-Caderle, Saint-Jean-de-Serres et Vabres). Bref, un ensemble de 50 communes regroupant 100 900 habitants. »

Le résultat est explicite sur cette carte, où figurent en orange les communes composant le défunt Grand Alès, et en jaune celles s’y ajoutant pour former Alès Agglomération.

Un bureau consensuel

La composition du bureau procède d’une logique implacable, mais pourrait augurer aussi d’une certaine lourdeur dans le fonctionnement : toujours selon Midi Libre,

« Le bureau devrait être composé des 50 maires qui seront aussi vice-présidents plus quatre autres élus alésiens (François Gilles, Marcel Gerente, Valérie Meunier, Marcel Veau). Soit 55 au total. [...] Avec la fusion, l’addition des élus, c’est mathématique, vire à l’armée mexicaine. Jusqu’en 2014 toutefois, puisque dans un an les règles sont appelées à changer. »

Internet : le meilleur reste à venir

A noter que sur Internet le lancement d’Alès Agglomération reste un peu poussif : la mise en place d’un site n’a visiblement pas été anticipée, ce qui fait que la recherche éponyme sur Google renvoie surtout à ce jour vers des sites immobiliers, pour 5 des 6 premiers résultats. Il faut préciser pour être juste que l’existence administrative d’Alès Agglomération débutera le 1er janvier 2013, ceci expliquant peut être cela. Il n’empêche, l’e-réputation d’Alès Agglomération aurait par exemple gagné à figurer parmi les objectifs de la campagne Alès Audace qui bat toujours son plein.

Toujours pas de page Facebook non plus pour Alès Agglomération, mais un profil, au demeurant bien actualisé, laissant entrevoir la création d’une vraie page sous peu, peut être pour janvier ?

Concernant Twitter, considérons le verre à moitié plein : si Alès Agglomération n’y a toujours pas de compte, Max Roustan a succombé au chant de l’oiseau bleu et vous pouvez le suivre sur @MaxRoustan. Certes, il n’a tweeté que deux fois et son compte n’a toujours pas d’en-tête ni d’arrière-plan, mais le premier pas est fait, et il reste encourageant – surtout s’il entraîne derrière lui l’institution politique qu’il représente.

La campagne Montpellier Unlimited en images

Le lancement de la marque Montpellier Unlimited continue à générer des commentaires. Un des derniers en date émane du blog Logo News, tenu par l’agence Be Dandy, qui commente (entre autres) le logo Montpellier Unlimited :

« La marque et le logo sont signés par l’agence Sens inédit. Le nom de l’agglomération s’inscrit en majuscule dans une typographie sans sérif de couleur or. Le « O » offre un rayonnement important à travers de nombreux cercles fins or et blancs qui l’entourent pouvant illustrer les ambitions de la ville. « Unlimited » s’inscrit en majuscule au travers du nom de l’agglomération dans une typographie blanche sans sérif. Cette mention signifie que Montpellier est « Un territoire ancré dans le réel, un territoire précieux, un territoire dont il faut prendre soin et qui rassure », peut-on lire sur leur site. »

L’occasion est toute trouvée de visiter en image l’ensemble de la campagne de communication. Les 4 affiches ci-dessous évoquent explicitement les 4 éléments, le tout dans un jeu de lumières et de couleurs jouant essentiellement sur l’or, le noir et l’indigo. Le slogan, « Le rêve n’a pas de limite« , est présent sur chaque affiche.

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