Les entreprises les plus rentables et prometteuses du Languedoc-Roussillon, selon L’Express

Début septembre 2014 l’hebdomadaire L’Express présentait deux palmarès 2014 : l’un d’entre eux concernait les 150 entreprises les plus rentables de France, quand l’autre s’intéressait aux 138 jeunes entreprises françaises à l’avenir le plus prometteur. Nous avons voulu mettre en avant les entreprises languedociennes présentes dans ces classements.

palmares

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Conjoncture des PME en Languedoc-Roussillon [1er semestre 2013]

entreprendre en languedoc

BPI France a publié en juillet dernier la 57ème enquête semestrielle de conjoncture des PME, région par région. Les principaux paramètres économiques et financiers − l’activité, l’emploi, la situation financière, les investissements et leur financement – y ont été analysés dans les secteurs d’activité suivants : l’industrie, la construction, le commerce, les transports, le tourisme et les services. Voici les principaux résultats pour le Languedoc Roussillon. Les commentaires et graphes proviennent de l’enquête.

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Combien valent les PME en France… et en Languedoc ?

Il y a quelques jours Les Echos publiait un panorama complet de la valeur réelle des PME et ETI françaises, région par région et secteur par secteur.

Money

Valorisation des PME et ETI : le palmarès des régions

Les chiffres fournis représentent des milliards d’euros.

  1. Ile de France : 296,8
  2. Rhône Alpes : 56,9
  3. PACA : 27,4
  4. Nord Pas de Calais : 17,7
  5. Pays de la Loire : 17,1
  6. Basse Normandie : 16,4
  7. Aquitaine : 15,6
  8. Hautes-Pyrénées : 12,4
  9. Centre : 12,4
  10. Alsace : 10,6
  11. Bretagne : 9
  12. Champagne Ardennes : 8,9
  13. Haute-Normandie : 8,7
  14. Languedoc-Roussillon : 8,4
  15. Picardie : 7,7
  16. Poitou Charentes : 7
  17. Lorraine : 6,7
  18. Bourgogne : 6,6
  19. Auvergne : 4,6
  20. Franche-Comté : 4,1
  21. Limousin : 3,8
  22. Corse : 0,9

Quelques remarques :

  • La somme des valorisations approchant 560 milliards d’euros, il saute aux yeux que l’Ile de France correspond déjà à plus de 50% de cette somme : la fin de la centralisation parisienne n’est pas pour demain !
  • La première région, l’Ile de France, représente plus de 5 fois la valorisation de sa première dauphine, la région Rhône Alpes.
  • Le Languedoc Roussillon arrive en 14ème position (sur 22) en termes de valorisation des PME et ETI de sa région. Si l’on excepte la Corse, le Languedoc-Roussillon est donc bon dernier du quatuor des régions du Sud de la France.

La répartition sectorielle : les podiums

  • Côté nombre d’entreprises, c’est la distribution qui arrive en tête (14 989) avant la construction (5148) et les services divers (4378).
  • En ce qui concerne la valorisation des entreprises concernées, ce sont cette fois les services divers qui arrivent en tête (142,8 milliards d’euros), avant la distribution (121,2 milliards d’euros) et l’industrie des matières premières (57,9 milliards d’euros).
  • Côté somme des CA 2012, la distribution repasse en tête (282,6 milliards d’euros), devant l’industrie des matières premières (89,2 milliards d’euros) et la construction (75,9 milliards d’euros).
  • Enfin, côté effectifs, c’est à nouveau la distribution qui remporte le premier prix avec 492 203 postes, devant la construction (308 648 postes) et les services divers (288 219 postes).

 

PME et ETI en France

Fibrosud, le courage et la compétence au service de l’entreprise

C’est grâce à un article de Jonathan Parienté, journaliste et blogueur au Monde, que j’ai découvert la situation de Fibrosud, PME nichée à l’ombre du grand Pic Saint Loup en lutte pour sa survie économique. L’entreprise, y apprend-on, est spécialisée dans « la réparation et de la maintenance de tout ce qui est derrière une ligne téléphonique : fax, terminal de paiement, box Internet, etc.« .

Sa situation, l’entreprise l’évoque de manière à la fois sobre et transparente sur son site :

Mais il faut tout de même les lumières de Jonathan Parienté (twitter : @j_pariente) pour avoir une vue d’ensemble de la situation, et comprendre par-là  – risquons-nous au lyrisme – le courage lucide et tenace des cadres de l’entreprise Frigosud : vous trouverez un extrait conséquent de son article ci-dessous.

« En 1986, à ses débuts, [...] on y réparait les premiers téléphones à touches et les Minitel. La PME a changé de nom en 2000 quand elle a été rachetée par le groupe Anovo, le leader européen de la maintenance électronique. [...] Ils ne voulaient pas « aller à l’abattoir sans relever la tête » quand le groupe Anovo a été placé en redressement judiciaire, fin juillet 2011. Le repreneur désigné par le tribunal de commerce est le fonds de pension Butler Capital Partners (BCP). Pour le nouveau propriétaire, il n’était plus question d’activité industrielle sur ce site de 3 000 m². Exit donc 80 % de l’effectif ; seules 9 personnes étaient reprises pour leurs connaissances pointues, utiles pour un important contrat traité sur un autre site du groupe.

[...] Lors des négociations avec BCP, les élus de la région, de gauche comme de droite, ont intercédé en leur faveur auprès du cabinet du ministre de l’Industrie, Eric Besson. Ils savent que son chef de cabinet a rencontré les dirigeants de BCP, mais ignorent si cela a servi à quelque chose. Toujours est-il qu’ils ont arraché un accord qui prévoit le rachat de l’outil de travail pour une bouchée de pain, la jouissance gratuite des locaux pendant un an et quelques contrats.

[...] Désormais donc, dans le grand bâtiment, se côtoient les neuf personnes reprises par BCP et la petite vingtaine d’employés qui composent Fibrosud. Ainsi, Jean-Christophe Estoudre et Carlos de Freitas font partie des deux structures, ce qui est « admis et acté » dans le protocole. Marlène Taurines, Michel Maggi, Emmanuel Brossard et François Perabo se consacrent à plein-temps à la relance de l’activité de l’entreprise.

[...] Ils ont mis chacun 1 400 euros au capital. Ils ne se versent pas de salaire et ont profité du contrat de sécurisation professionnelle proposé par Pôle emploi, auprès de qui ils ont trouvé de « très bons conseils« … à partir du moment où ils ont réussi à les joindre. En clair, le dispositif leur permet de toucher leurs allocations chômage tout en travaillant « bénévolement  » à leur nouvelle entreprise. »

Bon vent à toute l’équipe de Fibrosud, avec qui chacun souhaite pouvoir fêter l’an prochain à la même époque l’annonce d’un bilan florissant pour 2012… toujours à l’ombre du Pic Saint Loup.

Mise à jour du 23/02/2012 : Vidéo de France 3 Languedoc Roussillon :

QRT Graphique (étiquettes adhésives) : + 25% de CA en 2011

Relayé depuis le Journal du Grand Alès de février 2012 

Partie de rien en 1977 et aujourd’hui florissante malgré la crise et le pessimisme ambiant, QRT Graphique fait partie de ces modèles qui, dans le Grand Alès, prospèrent. Pas de nanotechnologies, ni de contrat avec la NASA : QRT Graphique c’est de l’industrie. De l’imprimerie et du façonnage plus précisément. Leurs produits tant convoités, vous les retrouvez à votre travail, dans votre cuisine, votre salle de bain ou votre porte-monnaie : ce sont les étiquettes adhésives que vous utilisez au bureau ou que vous voyez sur les emballages alimentaires, cosmétiques ou sur les bouteilles de vin. Ce sont également les bobinettes de carte bleue, de tickets de péage ou de fax.

Une entreprise familiale

Leader français sur le marché de l’étiquette adhésive sur planches A4, la société est implantée sur la zone artisanale Sainte-Barbe, à Saint-Martin-de-Valgalgues, et elle emploie 49 salariés. Rien que sur 2011, QRT Graphique a augmenté de 25 % son chiffre d’affaires (11 M€). Et les investissements réalisés l’an dernier laissent espérer une continuité de croissance pour les prochaines années.

Lorsque l’on demande la recette de cette réussite, Philippe Quirantes, qui dirige l’entreprise avec son frère Christophe, commence d’abord par toucher du bois : « Nous sommes partis de rien » tient-il à rappeler, rendant hommage au courage de son père qui a créé la société, il y a 35 ans, pour se relancer à la suite d’un licenciement.

QRT Graphique s’est développée petit à petit : déménagements successifs, diversification, intégration d’un studio PAO pour maîtriser la création des étiquettes, … avec toujours un mot d’ordre : « Rester une entreprise familiale, avec l’esprit qui l’animait dès le début. Si ce n’est pas la recette complète, c’est au moins un ingrédient ».

Un agrandissement en 2012

La crise, QRT Graphique a eu les reins assez solides pour en tirer parti et a effectué une opération de croissance externe en septembre 2011, en rachetant une société concurrente en région parisienne (3 M€ de chiffre d’affaires).

En rapatriant sur le Grand Alès le matériel et une partie du personnel volontaire, l’entreprise s’est constitué un pied-à-terre commercial non loin de la capitale pour attaquer les marchés d’Île-de-France et du nord.

Parallèlement, contenue dans ses locaux de 4600 m2 à Saint-Martin-de-Valgalgues avec ses douze imposantes rotatives, QRT Graphique agrandira cette année de 1000 m² son espace de production et de stockage.

QRT Graphique

ZI de Saint-Martin, avenue Sainte-Barbe, 30520 Saint-Martin-de-Valgalgues

tél. 04 66 86 98 67 – www.qrt-graphique.fr

Intrasense, société d’imagerie médicale montpelliéraine, entre en Bourse

Stéphane Chémouny, fondateur d’Intrasense

INTRASENSE ET MYRIAN

C’est Olivier Schlama de Midi Libre qui en fait état :

« La société d’imagerie médicale montpelliéraine Intrasense, située au Millénaire, entrera en bourse, sur le marché Alternext. Le but : lever des fonds pour se développer à l’international, en créant dès cette année une filiale aux USA. Dix jours durant, investisseurs et particuliers pourront soutenir Intrasense qui, dans le meilleur des cas, sera cotée dès le 22 février.« 

Le fer de lance d’Intrasense, ce sont les logiciels Myrian, comme le rappelait OSEO il y a quelques mois :

« La société montpelliéraine Intrasense conçoit et distribue les logiciels Myrian ® destinés à la visualisation et à l’analyse d’images médicales. Ces solutions assistent les radiologues et les cliniciens afin de fiabiliser leur diagnostic, planifier un geste chirurgical ou décider d’une thérapie, notamment dans la prise en charge des cancers. 

Créée en 2004 par Stéphane Chémouny, Intrasense a reçu, cette même année, le prix national Talents de l’Innovation pour le lancement du logiciel Myrian ® XP-Hepatic. Il s’agit d’une solution pionnière pour la détection automatique des tissus hépatiques et le suivi tumoral des cancers du foie. Depuis, Intrasense a décliné sa gamme de logiciels Myrian ®, disponible maintenant dans 5 langues, dont le japonais et le chinois.

Nouveaux outils d’aide au diagnostic et au suivi thérapeutique, les solutions Myrian ® permettent de créer rapidement des images interactives en 2D et 3D à partir d’examens issus de scanners X, d’IRM ou de TEP. Elles sont également compatibles avec les radios conventionnelles, l’imagerie nucléaire 2D, les échographies,… Ces outils diminuent le temps de recherche ou d’étude des médecins de 45 à 3 minutes. Afin d’accompagner les utilisateurs des solutions Myrian ® dans la mise en œuvre, l’utilisation, l’exploitation et l’évolution de leurs applications, Intrasense a mis au point une gamme de prestations (garantie, contrat de maintenance, corrective et préventive, contrat de maintenance évolutive, formation et installation).« 

POURQUOI UNE ENTRÉE EN BOURSE ?

J’ai trouvé sur Vernimmen.net une explication plutôt claire des avantages et des risques que comporte une entrée en Bourse :

« L’introduction en bourse consiste à mettre en vente des titres d’une société afin d’avoir accès au marchés de capitaux et d’extérioriser la valeur de l’entreprise. La vente de ces titres, pour lesquels l’information est extrêmement limitée, à un grand nombre d’investisseurs différents (institutionnels, particuliers, salariés) rend l’opération complexe et longue à préparer. La cotation en Bourse présente de nombreux avantages (notoriété accrue, possibilité de faire appel aux marchés financiers si nécessaire, liquidité potentielle pour les actionnaires) mais aussi des contraintes (obligations de transparence et de communication qui prend du temps aux dirigeants, fluctuations de cours parfois déstabilisante).« 

Dans le cas d’Intrasense, l’entrée en bourse aurait les buts suivants selon Emploi LR :

  • accélérer son développement sur le marché de l’imagerie médicale par un ciblage prioritaire des industriels de l’imagerie ;
  • déployer son offre oncologique auprès des laboratoires pharmaceutiques et des organismes de recherche clinique ;
  • maintenir ses investissements en recherche et développement pour préparer la déclinaison de l’offre sur de nouvelles pathologies chroniques et ses futures évolutions ;
  • renforcer sa trésorerie pour compléter une insuffisance de trésorerie à court terme, estimée à 0,1 million d’euros pour les douze prochains mois.

A noter que dans la région Languedoc-Roussillon 12 autres sociétés ont fait aussi le choix d’être côtées en Bourse, ainsi que le rappelle Olivier Schlama :

Aude :

 Hérault :

  • Advini (négoce de vin) à Saint-Félix-de-Lodez,
  • Budget Telecom (téléphonie à bas coûts) à Montpellier,
  • DMS (imagerie médicale) à Mauguio,
  • Orchestra-Kazibao (vêtements pour enfants),
  • Vanexport (produits télécom et électronique) à Castelnau-le-Lez,
  • Promeo à Sète (villages vacances).

Gard :

  • Bastide (dispositifs médicaux à domicile) à Caissargues,
  • Troc.com (dépôts-ventes) les Angles,
  • Itesoft logiciels de lecture automatique de documents) à Aimargues,
  • PGO automobiles (voitures de luxe), à Saint-Christol-lès-Alès.

P-O :

  • Solia (Vaisselle et produits de tables à usage unique) à Rivesaltes.

Pour voir le reportage réalisé par LCI en 2009 sur Intrasense, cliquez ici.

Pour visionner l’interview de Patrick Mayette, directeur général d’Intrasense, réalisée par Boursorama en février 2012 à l’occasion de l’entrée en bourse d’Intrasense, cliquez ici.