Le Languedoc-Roussillon s’exporte-t-il ?

Quelle est la situation du Languedoc-Roussillon quant à l’exportation ? Quels sont ses atouts et ses faiblesses, y compris par comparaison avec les autres régions françaises ? C’est ce à quoi s’est récemment intéressé le magazine Challenges – et Entreprendre en Languedoc lui emboîte le pas.

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Montpellier dans le top 10 des villes les plus diplômées

Montpellier

Le JDN (Journal du Net) publie un classement des villes de plus de 100 000 habitants où la population est la plus diplômée (chiffres de 2009). Or Montpellier figure en dixième place de ce classement : 28,9% des ses 255 080 habitants sont en effet diplômés, avec cette particularité de respecter en plus une exacte parité.

Montpellier Top 10 villes diplômées

Montpellier reste pour autant très loin du pourcentage d’une ville comme Boulogne Billancourt, en tête de ce classement avec 47,8% de diplômés, ou encore de Paris (45,4%) ou Lyon (35,2%).

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Languedoc-Roussillon : quel paysage économique ?

Le 10 janvier dernier la DIRECCTE Languedoc-Roussillon publiait les Chiffres Clés, édition 2012. C’est l’occasion annuelle de faire le point sur le paysage économique dans lequel s’ancrent nos activités professionnelles respectives. Les tableaux sont extraits de l’étude, les commentaires sont ceux d’Entreprendre en Languedoc.

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A quoi ressemble un patron en Languedoc Roussillon ?

Au XXIème siècle, si le patron n’est plus systématiquement représenté en train de fumer son gros cigare, son image reste incrustée de quelques lieux communs fort médiatisés tels que les stock options, les retraites chapeaux ou encore les parachutes dorés. C’est pour (tenter d’) en venir à bout que le MEDEF Languedoc Roussillon a commandé à l’IFOP fin 2011 une enquête de terrain afin de cerner le profil réel des chefs d’entreprise de la région, ceux qui se battent au quotidien pour créer ou préserver des emplois et féconder le tissu économique régional.

L’étude est intéressante, merci au MEDEF LR pour cette initiative. En voici quelques éléments, n’hésitez pas à lire l’intégralité de l’enquête ici. Les commentaires sont ceux de l’étude, les miens propres sont en italique.

Les circonstances de l’arrivée à la tête de son entreprise

  • Les deux tiers (65%) des dirigeants ont pris la tête d’entreprises pré-existantes, les créateurs d’entreprise représentant moins d’un tiers (30% environ) de l’échantillon.
  • 30% de créateurs, 24% de repreneurs et 29% de promotion interne. Seuls 12% des dirigeants interrogés ont bénéficié d’une transmission familiale.
  • Les hommes arrivent plus souvent à la tête d’une entreprise par promotion (31%) que les femmes (27%).
  • Il en va de même pour les jeunes de moins de 35 ans (42%) par rapport aux plus de 35 ans (27%).

L’origine de l’idée de diriger une entreprise

A titre personnel j’ai un peu de mal à comprendre la cohérence de cette question, puisque l’ambition, l’opportunité ou la transmission familiale restent des choix à mes yeux… mais elle reste révélatrice d’un certain volontarisme. 

L’estimation de son nombre d’heures de travail hebdomadaire

  • La moyenne hebdomadaire de travail est de 54,5 heures.
  • Cet engagement est très fort en Lozère où 100% des chefs d’entreprise déclarent travailler plus de 45 heures par semaine, ainsi que dans les secteurs de l’industrie et du BTP (90% et 88% respectivement).
  • Si 86% des dirigeants hommes déclarent travailler au moins 45 heures par semaine, 67% des dirigeantes donnent la même information.

L’estimation de sa rémunération annuelle nette

  • La majorité des dirigeants en Languedoc Roussillon (72%) perçoivent moins de 50 000 € nets par an et un peu plus d’un tiers moins de 30 000 €.
  • 85% des femmes gagnent moins de 30 000 € alors que la proportion n’est que de 66% pour les hommes.
  • Cette observation se vérifie pour les jeunes et les seniors : 93% des moins de 35 ans touchent moins de 30 000 € contre 68% pour les plus âgés.
  • Les départements dans lesquels les rémunérations sont les plus basses sont la Lozère (94%) et l’Aude (78%).
  • Il faut noter que 100 % des répondants de la Lozère donnent une rémunération inférieure à 50 000 €.

La perception de sa principale qualité en tant que chef d’entreprise

Le principal élément de fierté en tant que chef d’entreprise

 

  • Les femmes sont davantage sensibles à la renommée locale ou régionale et au statut social (27%) que les hommes (18%).
  • Les dirigeants de moins de 35 ans sont d’abord fiers de contribuer au dynamisme économique de la région en créant des emplois (35%).
  • Plus le nombre de salariés est grand, plus la fierté de contribuer à créer des emplois est importante : passant de 30%, pour les entreprises de 6 à 9 salariés à 50% pour les entreprises de 50 salariés et plus.

Le conseil donné à un proche concernant un avenir de chef d’entreprise

  • Les trois quarts des dirigeants, en moyenne, sont prêts à pousser leur enfant ou un proche à devenir chef d’entreprise.
  • Les hommes y sont légèrement plus enclins (77%) que les femmes (70%).
  • Les moins de 35 ans sont plus disposés à recommander à un proche de devenir chef d’entreprise (82%) que leurs aînés (73%).
  • La proportion de « oui » croît nettement avec le niveau de rémunération : elle passe de 68% pour les dirigeants dont le revenu est inférieur à 30.000 € à 84% pour ceux qui ont un revenu est supérieur à 80.000 €.

L’existence d’un autre projet professionnel pour l’avenir

  • 56% des moins de 35 ans déclarent avoir un projet à alors que les plus de 35 ans ne sont plus que 42%.

L’existence d’une occupation en dehors de l’entreprise

  • C’est en Lozère, et de très loin, que les dirigeants sont les plus nombreux à déclarer une occupation annexe (84%); à contrario, c’est dans l’Aude (42%) et l’Hérault (49%) que les chefs d’entreprises ont moins d’activité annexe.
  • Dans les très petites entreprises (moins de 9 salariés), 54% des chefs d’entreprise déclarent n’avoir aucune occupation en dehors de leur entreprise ; pour les 50 salariés et plus, on passe à 42%

Le nombre de semaines de vacances prises en 2010

  • Environ 90% des dirigeants en Languedoc-Roussillon ont pris des vacances en 2010.
  • C’est parmi les moins de 35 ans que nous trouvons la plus forte proportion de chefs d’entreprise ne prenant pas de vacances (15% contre au plus 10% pour leurs aînés).
  • Il en va de même pour les dirigeants de l’Hérault (14%), qui, paradoxalement est aussi le département dans lequel la proportion de chefs d’entreprise ayant pris plus de 4 semaines de vacances est la plus élevée.
  • Le niveau de rémunération semble avoir une importance puisque le pourcentage de dirigeants n’ayant pas pris de vacances est plus important pour des rémunérations inférieures à 50 000 € alors que 50% des dirigeants ayant une rémunération supérieure à 50 000 € s’octroient plus de quatre semaines de congés par an.

L’estimation de son état de santé actuel

  • 97% des chefs d’entreprise du Languedoc-Roussillon se considèrent en bonne santé dont 30% se déclarent en très bonne santé.
  • Aucun entrepreneur de moins de 35 ans, aucun Lozérien et aucun dirigeant ayant une rémunération annuelle de plus de 80 000 € ne se plaint de sa santé.