L’image de l’année 2011 pour ELAN : Pierre Rolland vainqueur à l’Alpe d’Huez

Oui, je sais, il y a eu l’affaire DSK, la mort de Ben Laden… mais d’autres s’en firent et s’en feront encore assez l’écho pour qu’à ELAN nous puissions consacrer notre image de l’année à un événement nettement moins solennel, à savoir la victoire de Pierre Rolland à l’Alpe d’Huez lors de la 19ème étape du Tour de France 2011.

Qui aurait parié sur la victoire du français au départ de cette 19ème étape ? Pas grand monde, à l’évidence, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, il fallait affronter l’histoire : le dernier français à avoir gagné ici à l’Alpe était Bernard Hinault, en 1986. Un autre français avait manqué l’étape pour quelques secondes en 1983 : il s’agissait de… Jean-René Bernaudeau, directeur sportif  d’Europcar (équipe de Pierre Rolland et Thomas Voeckler) qui à l’entendre s’estime désormais vengé.

Ensuite, il fallait affronter la fatigue : les jours précédents, Rolland avait ouvert la route sans relâche pour son leader, Thomas Voeckler, maillot jaune de la course. Quand d’autres se seraient mis dans la roue d’un coéquipier pour se reposer, Rolland décida pour sa part d’aller remporter l’étape la plus difficile du Tour 2011.

Enfin, il fallait affronter des adversaires redoutables : c’est face à Samuel Sanchez et Alberto Contador, blessé dans son orgueil par ses défaillances des jours antérieurs, que Rolland s’est imposé, en les distançant dans les deux derniers kilomètres. Avec la manière.

Pour ceux qui désirent s’en souvenir plus concrètement, voici les cinq dernières minutes de son ascension :

Il serait tentant de déduire de ces images un parallèle entre un entrepreneur au seuil de l’année 2012 et un Pierre Rolland au pied de l’Alpe d’Huez : le regard de celui qui se bat seul contre la conjoncture, la fatigue et la concurrence pourrait sans forcer être comparé à celui du coureur contemplant les lacets en surplomb qu’il lui reste à gravir pour terminer l’étape.

Mais je ne m’y risquerai pas plus loin, de peur de vous abreuver de clichés et de vœux pieux, qui même s’ils se fondaient dans la masse en cette période de bonnes résolutions n’en terniraient pas moins l’enthousiasme de ces images.

Très bon réveillon du Nouvel An à chacun,

et rendez-vous en 2012 sur ELAN ! 

Le Languedoc Roussillon, région la plus attractive de France

Pierre Bruynooghe rend compte dans le Midi Libre du dernier recensement de la population française, et il y apparait que le Languedoc Roussillon affiche la plus forte progression de population, avec 14% d’augmentation entre 1999 et 2009 :

En Languedoc-Roussillon, la population a augmenté de 315 240 habitants en dix ans, entre 1999 et 2009, soit en moyenne près de 31 500 de plus chaque année. À titre de comparaison, l’augmentation avait été bien moindre entre 1990 et 1999. C’est dire s’il y a eu accélération depuis le début du nouveau siècle.

  • Le département de l’Hérault fait partie de ceux qui ont le plus accueilli. Entre 1999 et 2009, sa population totale a bondi d’environ 135 500 habitants, soit une hausse proche de 15 %.
  • L’Aude compte, pour sa part, près de 44 200 habitants de plus, soit une progression d’environ 14 %.
  • Les Pyrénées-Orientales enregistrent, elles, une progression de 13,5 % avec près de 53 100 habitants supplémentaires.
  • Quant au Gard, il compte quelque 78 800 habitants de plus sur la même période, soit une hausse voisine de 13 %.
  • La Lozère, avec quelque 3 650 habitants de plus qu’en 1999, voit sa population croître de près de 5 %.

Rapport OSEO PME 2011 : les entreprises innovantes en Languedoc Roussillon

Le rapport 2011 de l’OSEO sur l’évolution des PME est disponible. Au chapitre « Les entreprises innovantes en 2010 » (p. 81) on en apprend un peu plus sur leurs implantations régionales respectives. Les analyses sont proposées ici sont extraites du rapport.

Répartition régionale des entreprises innovantes en 2010 et du PIB 2009 en volume

« La répartition régionale, tant en niveaux qu’en ordonnancement des régions, est stable dans le temps car trop historique pour fondamentalement changer d’une année sur l’autre. Ainsi, Île-de-France et Rhône-Alpes sont-elles de loin les deux localisationsprincipales des entreprises innovantes. Ces deux régions concentrent à elles seules près de 4 entreprises innovantes sur 10, soit un peu plus qu’en 2009.« 

Répartition régionale des entreprises innovantes selon leur âge en 2010 (%)

« La répartition régionale des entreprises innovantes selon leur âge en 2010, montre des disparités importantes par rapport à la moyenne nationale des « Moins de 3 ans » / « 3 ans et plus » (niveau national de démarcation à 21 %). Auvergne, Centre, Franche-Comté, Lorraine, Picardie et dans une moindre mesure Rhône-Alpes et Champagne-Ardenne ont une population d’entreprises innovantes plus mature que la moyenne, alors qu’en Bretagne, Île-de-France, Languedoc-Roussillon et Provence – Alpes – Côte d’Azur, les entreprises innovantes sont plus jeunes que la moyenne, le Sud et l’Ouest ainsi que Paris et sa banlieue étant historiquement les régions de prédilection des créateurs. Ce sont aussi les régions qui concentrent le moins d’entreprises de plus de dix ans, contrairement aux premières régions citées – hors Auvergne – dont la proportion pour ce type d’entreprise est supérieure d’au moins 10points à la moyenne nationale. »

Répartition régionale des entreprises innovantes selon leur taille en 2010 : écart par rapport à la moyenne nationale

« L’analyse régionale par taille montre que les ETI ont un poids dans la population totale des entreprises innovantes plus élevé que la moyenne en Champagne-Ardenne, Poitou-Charentes et Alsace (plus de 2 points d‘écart) et moindre en Languedoc-Roussillon, Pays de la Loire, Picardie et Provence – Alpes – Côte d’Azur. De fait, l’innovation dans les régions avec des entreprises innovantes matures dominantes relève essentiellement de l’activité des PME (5 à 15 points d’écart), les micro-entreprises étant, selon le principe de compensation, très en deçà du niveau moyen national. La plupart des régions avec un excédent de micro-entreprises innovantes par rapport à la moyenne nationale, sont logiquement celles où la création d’entreprise est la plus présente dans le temps. »

Un pôle métropolitain Alès-Nîmes d’ici juin 2012

Voici l’interview donné par Max Roustan, président du Grand Alès, et Jean-Paul Fournier, président de Nîmes Métropole, au Journal du Grand Alès de décembre (p. 16-17) à propos des enjeux que recouvre la création d’un pôle métropolitain Alès-Nîmes.

Journal du Grand Alès : Vous avez décidé de créer, d’ici juin 2012, un Pôle métropolitain entre les Agglos d’Alès et de Nîmes. N’est-ce pas une couche de plus dans le mille-feuilles territorial ?

Max Roustan : Pas du tout ! C’est une strate dont nous avons besoin pour assumer notre destin commun en vue d’assurer le bien-être de nos populations. Il nous faut en effet préparer le territoire et anticiper sur l’arrivée de quelque 200000 habitants supplémentaires d’ici 2030.

Jean-Paul Fournier : Le défi que nous avions lancé avec Max en 2007 avec l’entente Alès-Nîmes est en train de fonctionner : nous sommes des pionniers ! Le Gard est à la pointe de l’innovation en matière d’organisation territoriale. J’ai participé activement, au Sénat, à l’élaboration de la loi sur les Pôles métropolitains et nous sommes parmi les tout premiers, en France, à en créer un.

JGA : En quoi la création du Pôle métropolitain Alès-Nîmes est-elle une nouvelle étape pour le développement du territoire ?

M.R. : En devenant une entité administrative officielle, nous serons davantage écoutés et nous obtiendrons davantage de financements, qu’ils soient régionaux, nationaux ou européens. Ce nouveau statut nous permettra de mieux faire face aux enjeux que nous avons à relever : la croissance démographique, la sécurité sanitaire, le développement des transports ferroviaire et routier,…

J.-P.F. : Juridiquement, le Pôle métropolitain aura le statut d’un syndicat mixte, avec un fonctionnement à parts égales entre Nîmes et Alès. Ainsi, ce Pôle pourra très concrètement se voir doté d’un budget propre, bras armé des décisions que nous prendrons en matière de développement et d’infrastructures.

JGA : Quels sont les principaux dossiers sur lesquels vous allez travailler ?

M.R. : Nous travaillons sur ces dossiers depuis quatre ans ! Autant dire qu’ils sont bien avancés… Nous avons ciblé cinq chantiers principaux : l’axe ferroviaire du Pôle, le développement du réseau très haut débit, la sécurisation de la ressource en eau, la coopération sanitaire entre l’hôpital d’Alès et le CHU de Nîmes et les éco-technologies.

J.-P.F. : Il faudra également nous occuper des routes, et spécialement de l’achèvement de la 2×2 voies et du contournement de Nîmes par le Nord-Ouest pour un accès direct à l’autoroute A9.

JGA : Le rail apparaît comme un élément capital de développement. Quel est exactement le rôle de l’axe ferroviaire Alès/Nîmes ?

M.R. : 70 % de la population gardoise habite autour de cet axe, première ligne transversale du Languedoc-Roussillon et épine dorsale de notre territoire. La modernisation de cette ligne est donc une nécessité impérieuse : elle fait d’ailleurs l’objet d’un “contrat d’axe” jusqu’à l’horizon 2013. La construction du viaduc de Courbessac, qui sera livré fin 2012, est déjà une première étape qui permettra d’augmenter la fréquence des trains entre Alès et Nîmes.

J.-P.F. : Nous devons également préparer l’avenir, en créant, sur notre territoire, une nouvelle gare TGV, qui permettra, lorsque le contournement de Nîmes et de Montpellier sera réalisé, à l’horizon 2020, d’accueillir les voyageurs venus de la plupart des grandes métropoles européennes.

JGA : En 2007 vous avez invité Montpellier Agglo, le Grand Avignon et Arles à vous rejoindre. Est-ce toujours d’actualité ?

J.-P.F. : Nécessairement, nous devons imaginer un cadre plus vaste allant de Sète, point d’entrée sur la mer Méditerranée, à Alès et à la Vallée du Rhône, riche en activité et en emplois industriels, en passant par les grandes agglomérations de Montpellier, d’Avignon ou de Nîmes, pour avoir une vision cohérente, sur la durée, et ainsi pouvoir supporter la résistance face aux grandes aires urbaines de France et d’Europe.

M.R. : Lors de ces 4es Assises Alès-Nîmes, Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Métropole, est venu nous dire quelle admiration il a pour notre démarche. Il nous a même fait un appel du pied pour nous rejoindre. Cela va dans le bon sens, celui qui nous permettra d’exister dans la compétition nationale et européenne. Il est plus que temps de dépasser les frontières fluviales, départementales ou idéologiques pour associer nos forces en vue du développement harmonieux de toute une région.

Les grands dossiers du Pôle métropolitain

La gestion de l’eau

Pour assurer les besoins en eau des populations (vu la croissance démographique), le développement touristique et le renforcement de l’agriculture, il devient indispensable d’amener l’eau du Rhône sur les bassins de vie de Nîmes et Alès. L’étude pour l’adducteur d’eau Nîmes-Alès est en cours : elle sera rendue au 1er trimestre 2012.

Le contrat d’axe ferroviaire

La valorisation de la ligne ferroviaire entre Bessèges et Manduel comprend trois volets :

  1. la modernisation de la ligne Nîmes-Alès (en cours, avec le viaduc de Courbessac livré fin 2012),
  2. la rénovation de la ligne Alès-Bessèges, objectif : 3 000 voyageurs par jour à l’horizon 2020),
  3. la liaison de la gare de Nîmes avec la future gare TGV de Manduel (d’ici 2020).

Le désenclavement routier

Pour ce qui concerne l’achèvement de la 2×2 voies entre Alès et Nîmes et la bretelle de contournement Nord-Ouest de Nîmes, l’Etat étudie quatre variantes de tracés et les chiffrages sont estimés à 150 M€.

La couverture numérique

L’objectif du Pôle métropolitain est d’apporter le très haut débit (THB) sur Alès, en profitant des “tuyaux” sous la 2×2 voies. Le THB arrivera à Alès en 2012 et toute la ville sera irriguée, par 18 km de fourreaux, d’ici 2015. Dans un deuxième temps, toutes les ZAE du Grand Alès seront connectées puis les centres de toutes les communes du Grand Alès.

La coopération sanitaire

Le partenariat médical engagé depuis 2009 entre les hôpitaux d’Alès et de Nîmes permet d’assurer des soins de meilleure qualité au profit des patients.

Réaction de Hugues Bousiges, Préfet du Gard

« Ce qui vient d’être fait aujourd’hui est majeur. Le Gard, département très hétérogène, vient de se doter d’une colonne vertébrale avec cet axe Alès-Nîmes. Ce département manquait d’une structuration autour d’un pôle fort qui est désormais créé. Bravo pour la naissance de ce Pôle métropolitain et vous pouvez compter sur l’État à vos côtés. »

Réaction de Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Métropole

« L’idée d’une grande Agglo entre Alès, Nîmes, Montpellier et Sète avait été évoquée en 2007. La métropolisation d’Alès et Nîmes en est le premier acte fort. En tant que président de l’Agglomération de Montpellier, je suis partant pour que l’on développe le premier but magnifique que vous avez marqué. »

CTI s’associe avec Orelis Environnement

Il y a quelques semaines je m’étais intéressé à l’entreprise salindroise CTI dans le cadre d’un prix, celui de l’innovation industrielle. Je m’étais notamment étonné de leur site, apparemment laissé en jachère alors même qu’il aurait dû tourner à plein pour valoriser une telle récompense.

La réponse était peut être en fait dans le Journal du Grand Alès de décembre : on y apprend que CTI est en train de formaliser une association avec Orelis Environnement. Voici l’article dans son intégralité. Chaleureuses félicitations et tous nos vœux de bonheur aux deux époux.

5 millions d’euros ont été investis et 25 emplois ont été créés sur le site

L’union fait la force dit-on. C’est ce que la société salindroise Céramiques Techniques et Industrielles (CTI) et la société Orelis Environnement de Miribel (Ain) ont mis en pratique en s’associant pour créer un nouvel ensemble, CTI-Orelis Environnement, qui renforce sérieusement le site salindrois où fonctionnent désormais les deux unités.

CTI leader mondial des membranes minérales

La société CTI est fabricant de matériaux céramiques dédiés aux marchés de l’environnement, de la catalyse et des énergies renouvelables. Elle innove et se diversifie dans les domaines de la séparation des gaz sur membranes (purification syngaz) et la distillation membranaire.

Orelis environnement experte des membranes polymères

La société Orelis Environnement est experte dans les procédés et technologies membranaires, organiques et minérales. Elle commercialise des membranes, modules et skids qui sont intégrés dans des installations d’épuration et de recyclage.

Ce nouvel ensemble, CTI et Orelis Environnement, représente l’intégration globale allant des matières premières jusqu’aux équipements de filtration. Cette unification permet de renforcer la synergie dans les marchés environnementaux.

Le rapprochement est total, grâce à la construction du bâtiment d’Orelis Environnement de 3 000 m² qui jouxte celui de CTI. L’association donne une impulsion majeure à la fabrication et la commercialisation de produits de haute technologie membranaire dans les domaines des filtrations des liquides et épuration et séparation des gaz.

CTI-Orelis Environnement en chiffres

  • Entre 2009 et 2010 le chiffre d’affaires de CTI et Orelis a progressé de 34 %.
  • La surface des bâtiments qui abritent la nouvelle société est désormais de 9 000 m².
  • 5 millions d’euros d’investissement ont été nécessaires pour réaliser l’ensemble.
  • Cette association a permis de créer 25 emplois, qui se sont ajoutés aux 70 quiétaient en place sur les bords de l’Avène.
  • Les autres domaines d’activité de la société sont les matériaux catalytiques (notamment pour la production d’énergies alternatives) et les systèmes de dépollution.

6 février 2012 : colloque de l’ANDER “Villes et Campagnes : Guerre et Paix !”

L’Association Nationale de Développement des Espaces Ruraux (ANDER) organise son premier colloque à l’Assemblée Nationale le 6 février 2012, salle Victor Hugo, 101 rue de l’Université, de 9h30 à 17h30.

Au programme, 4 tables-rondes qui ne peuvent qu’intéresser les languedociens préoccupés par l’évolution de leur territoire, hautement concerné par les problématiques liées à l’espace rural. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si le Président de l’ANDER, M. Pierre Morel A L’Huissier, est député de la Lozère : nous y reviendrons en fin de billet. Voici dans l’immédiat le programme des 4 tables rondes :

Table-ronde n° 1, 10h05-11h15 : La gouvernance alimentaire des agglomérations. Quelle alimentation pour les urbains ? Quelle part et quelle place pour les produits agricoles de proximité ?

  •  Jacques Lançon, adjoint au maire de Lons le Saunier (Jura), chargé de l’environnement et du développement durable
  • Christophe Bouillaux directeur de la restauration municipale à Lorient, vice-président de l’association AGORES, « l’intelligence collective de la restauration publique territoriale »
  • Carole Doré, betteravière dans l’Aisne, vice-présidente nationale des Jeunes Agriculteurs
  • Xavier Laureau, président des propriétaires et agriculteurs de la région de Versailles

Table-ronde n° 2, 11h15-12h30 : Les espaces agricoles et naturels au sein des agglomérations : pourquoi et comment les maintenir ?

  •  Michel Vergnier, député PS de la Creuse, maire de Guéret
  • Slimane Tir, président d’Espace Naturel Lille Métropole, Président de Fedenatur (Fédération Européenne des Espaces Naturels et Ruraux Métropolitains)
  • Michel Veunac, adjoint au maire de Biarritz, vice-président de la communauté d’agglomération de Biarritz-Bayonne-Anglet, conseiller régional Modem d’Aquitaine, Président de l’Agence d’urbanisme du Pays Basque
  • Christophe Hillairet, président de la Chambre d’agriculture interdépartementale d’Ile de France

12h30 : intervention de synthèse

12h45 : déjeuner à la questure de l’Assemblée

14h30 : reprise des travaux

Table-ronde n°3, 14h35-15h45 : Quelles limites pour la ville ? Etalement urbain, mitage, densification… des voeux pieux aux réalités ?

  • Michel Heimann, directeur général de la FNSAFER
  • Marc Kaszynski, directeur général de l’Etablissement Public Foncier Nord Pas de Calais, président de l’ADEF (Association des études foncières)
  • Vincent Piveteau, directeur de l’école nationale supérieure du paysage de Versailles, président du collectif “Ville-Campagne”
  • Jean-Michel Clément, député PS de la Vienne
  • Brigitte Barèges, député UMP du Tarn-et-Garonne, maire de Montauban, présidente de la communauté d’agglomération Montauban Les Trois Rivières

Table-ronde n°4; 15h45-16h55 : Agriculteurs et écologistes : chiens de faïence ou alliés pour préserver les espaces agricoles et naturels ?

  • Pascal Vautier, Président de la Fédération Nationale des Conservatoires Régionaux d’Espaces Naturels
  • Daniel Beguin, vice-président du Conseil régional de Lorraine, vice-président de la Commission “Développement durable, environnement” de l’Assemblée des régions de France
  • Thomas Diemer, administrateur national des Jeunes Agriculteurs, en charge des dossiers “foncier” et “environnement”
  • Joseph Ménard, président de la Chambre d’agriculture d’Île-et-Vilaine, vice-président de la commission “environnement et biodiversité” de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture
  • Perrine Hervé-Gruyer, agricultrice biologique, conseillère général Verts Europe Ecologie de Haute-Normandie

17h : Intervention de synthèse

17h15 : Conclusion par le Président de l’ANDER

Pour recevoir une invitation, adressez un mail à communication@ander.fr 

Le Président de l’ANDER est Pierre Morel à l’Huissier (Twitter @MORELPIERRE), député UMP de Lozère, né en 1958, juriste de formation, avocat spécialisé en droit public. Voici la présentation qu’en fait le site de l’ANDER :

En mars 1998, il est élu Conseiller Général du canton de Fournels dans la Haute Lozère. Convaincu que l’intercommunalité permettra aux petites communes rurales de se doter des moyens nécessaires à leur développement, il met en place et prend la présidence de la Communauté de Communes des Hautes Terres en janvier composée de 10 communes.

En mars 2001, il est élu maire de Fournels, puis en 2002, député de la Lozère. Défenseur d’une véritable politique publique en faveur de la montagne et de la ruralité à l’Assemblée nationale, il a aujourd’hui développé une expertise reconnue sur les politiques d’aménagement du territoire. Dans cette optique, il prône la création de dispositifs nationaux et communautaires spécifiques pour les zones à handicaps naturels permanents et a été à l’initiative de la création du collectif de la Droite rurale à l’Assemblée nationale qui se compose de 57 députés de la majorité gouvernementale. Ce collectif pèse de tout son poids dans l’intérêt des territoires ruraux et a déposé au printemps 2011 une proposition de loi visant à la création d’un « plan Marshall » en faveur de la ruralité.

Il a été chargé par le Gouvernement de plusieurs missions dont en particulier :

  • Une mission sur le développement du télétravail auprès des Ministères de l’Economie, de la Réforme de l’Etat et de l’Emploi et de la Cohésion sociale (2006) ;
  • Une mission sur la ruralité auprès du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche (2006) ;
  • Une mission sur le bilan de la politique de la montagne et ses évolutions souhaitables aux niveaux national et communautaire (2008).

En septembre 2011, il a été chargé d’une mission par le Premier Ministre auprès du Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement des territoires sur le foncier et l’agriculture.

L’ANDER rappelle sur son site que

« sur les 50 dernières années, les surfaces agricoles ont reculé de 20 % : de 2,5 millions d’hectares sous l’effet de l’extension de la ville et du développement des infrastructures, et de 4,5 millions d’hectares au profit de la forêt. Plus de 40 % des terres agricoles se situent dans les aires sous influence urbaine. Sur les tendances actuelles, les surfaces agricoles régresseraient encore de plus de 12 % d’ici 2050 et le potentiel agricole français, mesuré en terme de capacité de réserve en eau des sols, perdrait de l’ordre de 15 %.

La consommation excessive des espaces agricoles et naturels dans notre pays vient de dépasser les 78 000 hectares par an sur la période 2006-2010, et qui aboutit à la disparition de la surface agricole d’une département français moyen tous les 4 ans. »

Dette publique française : le point fin 2011

On a beau vivre – et entreprendre – en Languedoc, on n’en reste pas moins dépendant de la situation économique et financière de notre beau pays, la France. Ah, la France ! Ses paysages, ses vins, ses fromages… et sa dette.

C’est sur ce dernier point que je vous propose de tirer un bilan, et ce grâce à l’article des Echos dont je viens de prendre connaissance, et que je vous propose ci-dessous en pièces détachées.

Je renvoie tous ceux pour qui ces chiffres représentent une réalité trop brutale à mon article sur les (mauvais) chiffres de l’emploi en novembre, où ils trouveront une palette de réactions à adopter face à la douleur.

Sur ce, trêve de discours, plongeons au cœur du sujet.

Voici les chiffres-clés de la dette publique de la France après la publication mercredi des chiffres du troisième trimestre :

  • La dette publique de la France (Etat, collectivités locales et sécurité sociale) a atteint 1.688,9 milliards d’euros fin septembre, soit environ 85,3% du produit intérieur brut.
  • La dette de l’Etat s’élevait à 1.330,7 milliards d’euros fin septembre, celle des administrations de sécurité sociale à 194,6 milliards, celle des collectivités locales à 152,9 milliards et celle des organismes divers d’administrations centrales à 10,8 milliards.
  • La dette publique a considérablement augmenté avec la crise. Fin 2007, elle était de 1.211,6 milliards, soit 64,2% du PIB.

Le gouvernement prévoit que le niveau de dette par rapport au PIB commencera à décroître en 2013. L’actualisation fin novembre de la trajectoire des finances publiques prévoit une dette à :

  • 84,9% du PIB fin 2011,
  • 88,3% fin 2012,
  • 88,2% fin 2013,
  • 87,1% fin 2014,
  • 84,9% fin 2015,
  • et 81,8% fin 2016.

Ces prévisions comprennent le soutien financier aux pays de la zone euro en difficulté.

Pour y parvenir, le gouvernement prévoit de réduire le déficit public (l’écart entre les recettes et les dépenses publiques) de :

  • 5,7% du PIB fin 2011 à 4,5% fin 2012,
  • 3,0% fin 2013,
  • 2,0% fin 2014,
  • 1,0% fin 2015,
  • et de parvenir à l’équilibre fin 2016.

L’opposition socialiste, favorite pour l’élection présidentielle du printemps 2012 selon les sondages, s’est elle aussi engagée à revenir à 3% fin 2013 et vise l’équilibre en 2017.

La France n’a pas dégagé d’excédent public depuis 1974.

Je vous dispense des chiffres détaillés de la dette négociable, vous les trouverez dans l’article sus-nommé. Mais il me semble important de mentionner le programme de financement de la France pour les années à venir – vu que c’est un peu quand même ce dont nous dépendons tous directement.

  • Le programme de financement indicatif de la France pour 2012 est de 178 milliards d’euros de dette à moyen et long terme après 184 milliards en 2011.
  • Il prévoit, comme en 2010 et 2011, une diminution de la dette à court terme qui avait été privilégiée après la faillite de Lehman Brothers.
  • L’encours de la dette à court terme serait réduit de 4,2 milliards d’euros, après une réduction de 10,0 milliards en 2011.
  • La charge de la dette dépassera 46 milliards d’euros en 2011. Le budget 2012 prévoit qu’elle atteindra 48,8 milliards l’an prochain sur un total de dépenses de l’Etat d’environ 380 milliards, devenant le premier poste budgétaire devant l’Enseignement scolaire, si l’on déduit de ce dernier les retraites.

Bon courage à chacun. Soyez forts.